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Filière Maïs : vers de nouveaux outils assurantiels pour maintenir le revenu

Aux Journées Maïs à Avignon, 500 producteurs, semenciers et coopérateurs ont cherché des outils qui préservent le revenu des maïsiculteurs des aléas d'un marché volatil.

L « es aides à l'hectare nous laissent nus face à la volatilité des prix », a résumé Christian Pèes, président du think tank Momagri, le 23 novembre à Avignon. D'où l'idée d'autres garanties, inspirées des États-Unis. Quand les rendements tombent, l'assurance recette indemnise les pertes superficielles, en relais de l'assurance récolte.

La solution de l'assurance

Rentrant du Midwest, les administrateurs de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) ont validé l'analyse de Ralph Ichter (Euroconsultants) : « Aux États-Unis, la volatilité, on la gère ». À la fin des aides directes, en 2014, les cultivateurs américains ont adopté un mécanisme d'assurance optionnel. La différence entre le prix d'objectif et le prix de marché est compensée, prévoit le Farm Bill. Ce système ne couvre que 70 à 75 % de la récolte. Le reste est à la charge du cotisant. « En cas de prix durablement déprimés, l'assurance recette (CA) ne fonctionne pas, mais une aide au revenu intervient », explique Daniel Peyraube, président de Maiz'Europ'.

Ralph Ichter a cité l'année sèche 2012 qui a coûté 12 Md$ aux assureurs, laissant un revenu normal aux maïsiculteurs, grâce aux subsides du gouvernement. Mais en 2016, avec une récolte pléthorique et des prix bas, l'assurance n'a pas joué de rôle compensateur pour les producteurs de maïs (et soja). Les “farmers” assurés ont du moins bénéficié de 100 Md$ de garanties de leurs prêts de campagne.

Un choix à vingt ans

Max Schulman, président du groupe Céréales de Copa-Cogeca, invite l'AGPM à prendre les bonnes décisions à vingt ans. C'est le temps qu'il a fallu aux États-Unis pour bâtir un système attractif, avec des polices d'assurance à prix unique. Gérard Pargade, vice-président de Vivadour, première coopérative européenne de maïs, encourage ce choix « plus acceptable socialement que la Pac ».

Luis Vasconcellos, vice-président de la Confédération européenne de la production de maïs, veut défendre ce projet à Bruxelles, avec une exemption de taxes pour les souscripteurs. Dans la salle, Christian Vrignon (AGPM Indre-et-Loire) a prôné un système incitatif plutôt qu'obligatoire. Aux États-Unis, en 2015, les agriculteurs ont payé 38 % des primes, l'État abondant le restant, 6 Md$. Du coup, 85 % des surfaces sont assurées.

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