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Famine

La tenue cette semaine du sommet de la FAO à Rome s’est déroulée dans une ambiance particulière, alors que l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture est sous le feu des critiques. La hausse des prix mondiaux des matières premières, qui risque de plonger plus de 100 millions d’être humains dans la famine, est le sujet de cette conférence à laquelle participe une cinquantaine de chefs d’Etats et de gouvernements. Une mobilisation générale qui arrive peut-être un peu tard. Le mal n’est-il pas déjà fait ? Quoiqu’il en soit, beaucoup pensent que la FAO n’a pas fait son boulot. D’ailleurs, la Banque mondiale, qui devrait mettre 1,2 milliard de dollars sur la table, confie son chèque à John Holmes, coordinateur des affaires humanitaires de l’Onu. Idem pour l’Arabie Saoudite, qui laissera 500 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM)… La confiance faite à la FAO a donc ses limites. Et Jacques Diouf, directeur général, est mis au ban des accusés pour une gestion trop bureaucratique des crises. Pour beaucoup, la FAO est vieillissante, sans stratégie ni projets ambitieux pour mettre fin aux crises alimentaires mondiales. Sa gestion sur le terrain est aussi critiquée. La lenteur des décisions, le manque d’expérience de son personnel sur le terrain, sont mis en exergue. Alors d’autant parlent de supprimer la FAO au profit d’une petite institution financière basée à Rome, la Fida (Fonds international de développement agricole), réputée pour avoir lancé le microcrédit au Bangladesh. En attendant, il va falloir bouger les choses, et vite. Le prix de la lenteur de la bureaucratie onusienne vaut-il 100 millions de morts ?

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