COTidienne
Fabrication d’aliments : la baisse des volumes produits se poursuit pour le deuxième mois consécutif
Pour le deuxième mois consécutif la production française d’aliments composés est en baisse, tirée vers le bas par les fabrications d’aliments pour volaille et lapins et modérée par l’augmentation des fabrications d’aliment pour bovins. Dans sa note de conjoncture publiée ce le lundi 27 avril, le Snia et la Coopération Agricole estiment la baisse sur le mois de février à 0,8 % en février 2026 après une diminution de 4,9 % en janvier.
Pour le deuxième mois consécutif la production française d’aliments composés est en baisse, tirée vers le bas par les fabrications d’aliments pour volaille et lapins et modérée par l’augmentation des fabrications d’aliment pour bovins. Dans sa note de conjoncture publiée ce le lundi 27 avril, le Snia et la Coopération Agricole estiment la baisse sur le mois de février à 0,8 % en février 2026 après une diminution de 4,9 % en janvier.
Après une année 2025 de croissance des fabrications d’aliments pour animaux en France, l’année 2026 a débuté dans le rouge signalent le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (Snia) et la Coopération Agricole dans une note de conjoncture du 27 avril. Dès janvier, les fabrications d’aliments chutent de 4,9 % (sachant qu’il y avait une journée de moins en janvier 2026 par rapport à janvier 2025). Cette baisse se poursuit au mois de février malgré la bonne santé des fabrications d’aliments pour bovins.
Lire aussi : Alimentation animale : baisse de près de 4 % des fabrications d’aliments en janvier
Une baisse particulièrement marquée en fabrications d’aliments dindes et lapins
La baisse est particulièrement forte en volailles puisque les fabrications d’aliments diminuent de 2,7 % sur février 2026 et de 2 % en cumulé sur les trois derniers mois. Les fabrications d’aliments dindes chutent, quant à elle, de 5 % sur décembre-février et de 8,7 % sur février 2026.La baisse de 10 % des mises en place de dindonneaux en France en décembre 2025 et de 4,4 % des abattages de dindes en janvier expliquent ce recul de la fabrication d’aliments. Quant aux fabrications d’aliments pour poulets de chair, elles diminuent de 1,3 % sur les trois derniers mois, en cohérence avec une baisse des mises en place de poussins gallus chair en décembre 2025 de 0,9 %.
Parmi les baisses de fabrications d’aliments, celles des aliments lapins chutent de 8 % en cumulé sur les trois derniers mois et de 9,2 % sur février, après avoir chuté de 11 % sur janvier 2026. Cette évolution est à mettre en cohérence avec la baisse des abattages de lapins en France de 9 % en janvier 2026.
Des fabrications d’aliments porcs qui déclinent parallèlement au cheptel
La baisse est importante également en production porcine puisque les fabrications d’aliments pour porcs diminuent de 2,6 % sur février et de 2,3 % en cumulé sur les trois derniers mois. Cette diminution des fabrications d’aliments s’explique par la réduction du cheptel porcin français. D’après l’enquête SSP de novembre 2025, le cheptel porcin est en recul de 0,6 %, le cheptel truies étant estimé, lui, en recul de 2,5 % grâce à un gain de productivité.
Poursuite de la baisse des productions d’aliments pour pondeuses
Quant aux fabrications d’aliments pour pondeuses, elles poursuivent leur baisse engagée en janvier. Les fabrications ont baissé de 1,7 % en février et de 0,8 % en cumulé sur les trois derniers mois. La production d’œufs avait néanmoins progressé de 4,2 % en février 2026 par rapport à février 2025, tirée par une forte demande.
Une baisse des fabrications françaises modérée par la hausse des fabrications d’aliments bovins
La baisse des fabrications d’aliments est modérée par l’augmentation des fabrications d’aliments pour les bovins. Ces dernières progressent de 3,3 % sur les trois derniers mois et de 3,1 % sur le mois de février.
Ces évolutions selon les espèces se traduisent dans les évolutions prévisionnelles régionales de fabrications cumulées sur décembre 2025 à février 2026 publiées par le Snia et la Coopération Agricole. C’est en Pays de la Loire et dans le Sud-Ouest que les fabrications connaissent les plus fortes baisses. Elles sont estimées à 2 % dans le périmètre de l’Ainaco et à 1 % dans le périmètre de So’fab, compte tenu de la présence importante de volailles. Quant à la Bretagne, principale zone de rayonnement de Nutrinoë, les fabrications d’aliments pour bovins mais aussi d’aliments pondeuses devraient limiter la baisse à 0,3 %.
DES ELEVEURS AFFECTES PAR L'EFFET CISEAUX ENTRE LE PRIX DE L'ALIMENTS ET CELUI DES ANIMAUX VIVANTS
Evolution de l'indice IPAA
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Source : La Dépêche Le petit meunier
Parallèlement à cette baisse des fabrications d’aliments, il faut noter que l’indice de prix des matières premières entrant dans l’alimentation animale (IPAA) ne cesse de progresser depuis octobre 2025. Au 22 avril, cet indice s’établissait à 174,27 en hausse de 11,7 % par rapport au 1er octobre 2025. Cette augmentation du prix des matières premières va réduire la rentabilité de l’élevage, et ce d’autant plus que les prix de vente diminuent dans certaines filières. Ainsi, en production porcine, le prix du porc base 56 TMP n’a cessé de baisser depuis l’été 2025. Il s’établit depuis fin décembre 2025 entre 1,4 et 1,45 €/kg alors qu’il s’établissait à près de 1,9 €/kg en juillet 2025 et à 1,596 €/kg au 1er octobre 2026.