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Evolution des cours du son fin entre avril et mai 2005

DEGRINGOLADE. Les cours des sons fins ont concédé près de 32€/t au cours de ces trois derniers mois en région parisienne. De 81,00€ début mars, la tonne de cette issue de meunerie ne vaut en effet plus, fin mai, que 49,10€, soit près de 12€ de mois que l’an dernier à la même époque.

Le manque d’intérêt à l’achat pénalise le niveau des prix

Début mars, la demande des fabricants d’aliments du bétail se montre très modeste. En face, l’offre est loin d’être débordante. Les disponibilités sont même étroites. En effet, les moulins enregistrent un faible niveau d’écrasement. Et, bien que le volume de transactions ne soit pas conséquent, les cours parviennent à se maintenir à un niveau proche des 80€/t durant quatre semaines.

Pendant la période des fêtes pascales, le regain d’activité du secteur meunier, alors que l’intérêt acheteur se fait toujours plus modeste, vient enclencher la tendance baissière. La chute est brutale : les cours concèdent jusqu’à 14,00€/t sur la seule semaine du 24 au 31 mars. Une tendance accentuée, fin avril, par le réveil de l’export de farines. Le réveil des meuniers provoque un afflux de coproduits sur le marché. Les consommateurs, qui souffrent eux aussi d’une sous-production, restent pour leur part plus ou moins impassibles face à la baisse des prix et les affaires restent rares.

La demande fait néanmoins un retour furtif sur le marché mi-mai, les Fab ayant des besoins à couvrir sur la fin de mois. De leur côté, les moulins tournent de nouveau au ralenti et le marché enregistre alors une pointe de fermeté : les prix engrangent 5€ sur la semaine. Mais cette reprise n’aura été que ponctuelle…

Des cours de matières premières au plus bas en 2005

Les cours des sons fins ont donc enregistré une forte chute au cours du dernier trimestre, eux qui se situaient déjà à des niveaux bien inférieurs à ceux pratiqués en 2004 (95,00€/t contre 81,00€/t début mars 2005). Notons que les cours avaient l’an dernier également accusé une forte baisse liée à l’affaiblissement de la demande. Si celle-ci était intervenue plus tardivement (Pâques ayant été plus précoce cette année), le dénivelé s’avérait encore plus important : les prix avaient perdu 40 euros en deux mois. Mais ce n’est rien par rapport au différentiel séparant les cours de la matière première. Début mai 2004, les prix du blé meunier départ Eure-et-Loir, Loiret, Loir-et-Cher se situaient à 142,50€/t contre seulement 95,00€/t cette année.

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