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Eurodia : un engagement dans la chimie verte réaffirmé via Chemistria
« Chemistria, c'est Eurodia pour la chimie verte », résume Mathieu Bailly, directeur général délégué de la division commerciale d'Eurodia Industrie SA. Fort de vingt-cinq ans d'expérience dans la conception et la construction de procédés industriels de purification dans les secteurs du lait, du vin, des sucres et édulcorants, de la chimie de spécialité ou encore la biochi” mie, la société réaffirme son engagement dans le domaine de la chimie du renouvelable, avec le lancement officiel d'une division dédiée, le 18 mars lors d'une conférence de presse à Paris.
La chimie verte, un marché de quelques miliards de dollars qui devrait représenter 100 Md$ à l'horizon 2020.
Combinant électrodialyse, échanges d'ions, chromatographie et filtration membranaire, Chemistria propose des procédés innovants pour l'élaboration d'acides organiques d'une grande pureté (lactique, succinique, gluconique, acétique...) à partir de ressources durables (sucre simple, amidon, matière ligno-cellulosique...). Sa philosophie : « proposer des solutions process sur mesure aux coûts opératoires optimisés, et ce afin de concurrencer les filières pétrolières », indique le communiqué de presse.
Une nouvelle division pour davantage de lisibilité
Plus que d'utiliser les matières premières durables, venant se substituer aux hydrocarbures, Chemistria, qui se veut être plus visible sur le marché de la chimie verte en pleine expansion, entend réduire les effluents ou encore valoriser les coproduits pour limiter les déchets. « C'est l'évolution que nous donnons à notre société via la R&D, qui représente 15 % du budget de fonctionnement et des effectifs d'Eurodia, précise Bernard Gillery, son président-fondateur. À titre d'exemple, nous développons des procédés pour valoriser les impuretés extraites du lactosérum, tels que les sels de potassium et de phosphore, en engrais NPK. »
« À l'horizon 2017-2018, nous comptons doubler notre chiffre d'affaires, qui s'élève à 30 M€ en 2013 (dont près de 80 % est réalisé hors de nos frontières), projette Mathieu Bailly. La chimie verte devant en représenter le contributeur principal (50 à 60 %), en lieu et place de l'activité Lactosérum aujourd'hui. »