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Moulins soufflet
Dienville 2.O, c'est parti !

Le 16 juin, Soufflet inaugurait son nouveau moulin de Dienville, dans le département de l'Aube, où plus de 300 personnes étaient présentes.

Tout a été refait à neuf. Le nouvel outil est capable d'écraser 650 t de blé par jour (contre 550 t précédemment), soit 70 hectares, et une production de 500 t de farine. À l'année, cela représente une transformation de 200.000 t de blé. La céréale est 100 % française, provenant à 95 % d'un rayon de 80 km autour du moulin, et à 5 % de la Beauce avec des blés de force.

Tous les blés sont réceptionnés par camion. Les céréales sont stockées dans un silo de capacité de 24.000 t, variété par variété. Un travail d'homogénéisation est fait avant la mouture.

Un moulin entièrement sous pression

Le moulin est composé de six étages dans une tour de 62 mètres de haut. Toute la zone de production est isolée, avec un bâtiment en béton sans fenêtre. Néanmoins, le moulin a besoin d'air, et plus précisément de 124.000 m3 /heure. Sa spécificité est donc d'être entièrement pressurisé. L'air entrant et sortant est filtré pour éviter toute contamination. « La tuyauterie est tout inox, et les angles des équipements du diagramme de mouture sont arrondis, pour réduire les zones de rétention de farine », précise le groupe.

Process plus progressif, plus fin et sans mélange

Plusieurs modifications ont été apportées au process de mouture. « À débit équivalent, il comprend deux fois plus d'appareils à cylindres, permettant une mouture plus progressive et un moindre échauffement des produits ». On ne compte pas moins de 18 machines. Un grain de blé va passer entre 14 et 19 fois entre les cylindres, avec un taux d'extraction final d'environ 79 %. Au 4e étage, sont installés les plansichters et, au 3e , c'est l'univers des sasseurs. Quelque peu tombés en désuétude, Soufflet les a remis au goût du jour, expliquant qu'ils permettent « un meilleur classement des semoules », en jouant sur les densités. Le 2e étage est consacré aux tuyaux, avec pas moins de 40 t de produits qui y circulent par heure en continu. Autre nouveauté, « les ingrédients sont désormais incorporés directement lors de la mouture, grâce à des micro-doseurs capables de descendre à 400 g/h sur certains produits, évitant ainsi l'étape de mélange ».

Le nouveau moulin peut écraser 200.000 t de blé par an.

Le moulin de Dienville, qui produit notamment des farines panifiables, T55, T45, des farines brioche et des farines fluides pour sachets, est doté d'un fournil d'essai, où toutes les moutures réalisées vont être testées en direct.

” Une nouvelle salle de contrôle informatique permet de piloter l'ensemble de l'usine. Les différents lots de blé rentrés dans la composition d'une farine donnée, et la liste des clients livrés peuvent être retrouvés, grâce à un système de traçabilité globale. « Nous répondons aux attentes de nos clients industriels en matière de sécurisation des approvisionnements », justifie Jean-Michel Soufflet, président du directoire du groupe.

1978-2014 : évolution des débouchés

Le moulin de Dienville est le premier du groupe Soufflet, racheté en 1978. Dans les années 80, « l'export était alors pour nous un débouché extrêmement important, puisque 70 % de notre production de Dienville partaient vers les pays tiers », expliquait Jean-Michel Soufflet, président du directoire du groupe éponyme, lors du discours d'inauguration. « Entre 1998 et 2000, l'ensemble de nos clients du Moyen-Orient et d'Afrique se sont mis à construire des moulins, certains même destinés à réexporter vers d'autres moulins africains ». De plus, « ces pays ont mis en place des barrières douanières de 20 à 30 %, ce qui nous a fait perdre une très grande partie de nos marchés. Le Gefar qui, à l'époque, exportait pour nous 1,3 Mt s'est retrouvé en deux ans avec 300.000 t d'exportation ». Aujourd'hui, les débouchés du moulin sont à 100 % franco-français et s'étendent sur une zone de Lille à Nancy, que ce soit chez des clients industriels ou artisans boulangers.

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