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Des subventions agricoles anti-environnementales, selon l'OCDE

Certaines politiques publiques de soutien, et notamment en agriculture, sont pointées du doigt par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

« Près de 130 Md€ de soutien aux agriculteurs peuvent avoir des effets néfastes sur l'environnement (GES inclus). Il y a un problème d'alignement des politiques publiques, avec les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique », souligne d'entrée Richard Baron, Coordinateur au Forum de l'OCDE, le mardi 2 juin à Paris.

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Selon l'organisation, qui compte 34 pays membres à travers le monde, les « subventions aux intrants agricoles et le soutien des prix peuvent réduire la performance environnementale et climatique de l'agriculture ».

Cependant, dans cette même synthèse du rapport intitulé “Aligner les politiques pour une économie bas carbone”, dont la publication en intégralité est prévue début juillet, des efforts de la part des pays de l'OCDE ont permis de réduire les aides considérées comme « les plus préjudiciables à l'environnement ». « L'utilisation des engrais azotés, par exemple, en fait partie, en passant de 85 % de la totalité des sub-ventions agricoles en 1990 à 49 % en 2010-2012 » rappelle Virginie Marchal, analyste des politiques à l'OCDE. Selon elle, « les subventions à l'assurance sur certaines céréales – comme le blé par exemple aux États-Unis – ne permettent pas au producteur d'avoir une approche marché ». Des précisions sur la Pac seront aussi rapportées dans ce rapport.

En 2050, selon l'OCDE, les rendements devront augmenter de 60 % pour nourrir la population, tout en respectant les éco-systèmes. Pour autant, le réchauffement climatique pourrait les faire baisser de 25 %. La bataille des actions doit être menée au cœur de nos contradictions.

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