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Des marchés peu sereins pour la 54e Bourse européenne des grains

Peu de marchés épargnés

Plus de 3.000 opérateurs du commerce des grains ont pris part à la 54e Bourse européenne qui s'est tenue à Hambourg, les 16 et 17 octobre. Bien entendu, les professionnels du nord-UE étaient venus en force, mais l'évènement a également su attirer Français, Italiens et Espagnols, comme des participants de l'est de l'UE ou encore de pays tiers. Un espace d'exposition vaste, sobre et à l'acoustique favorable aux échanges, en ont fait « un très bon cru », comme l'ont qualifié certains congressistes. À l'image des marchés, l'ambiance générale y était néanmoins empreinte d'incertitudes et donc peu sereine.

Peu de marchés épargnés

Les bas niveaux de prix préoccupent évidemment les vendeurs et compliquent les échanges. À la clef : « de la rétention de marchandise, en Europe, comme en Amérique du Nord », rapportent certains courtiers. En maïs, les opérateurs de l'UE estiment néanmoins que l'effet volumes, avec de bonnes perspectives de commercialisation à l'international, devrait compenser la chute des cours.

L'évolution – alors non officielle – du contrat blé Euronext, et l'engorgement des silos rouennais, ont aussi alimenté nombre de conversations. De même, la situation explosive du marché du blé dur, qui fait face à une crise de l'offre de qualité au niveau international s'est, bien entendu, imposée dans les échanges des opérateurs concernés. Autre filière, autre sujet d'inquiétude : le manque de visibilité sur les disponibilités d'orges dans l'hémisphère Sud (cf. p 8 ) alors que la production s'affiche en repli en Amérique du Nord.

Du côté des oléagineux, c'est l'évolution du pétrole, et le potentiel de baisse du soja qui préoccupaient les opérateurs. Et ce alors même que les engagements des colzas s'avèreraient en net retard en France.

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