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Prix à la consommation
De plus en plus de ménages considèrent que les prix à la consommation ont augmenté

Dans son enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages, l’Insee confirme le sentiment des ménages sur l’inflation.

En juin, « la part des ménages qui considèrent que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois augmente de nouveau. Le solde correspondant gagne six points et se situe au plus haut depuis l'été 2008 » peut-on lire dans le baromètre mensuel de juin réalisé auprès des ménages par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), paru ce mardi 28 juin 2022. Le solde des opinions des ménages sur ce sujet s’établit à + 60 en juin (contre + 54 en mai et + 45 en mars), avec une moyenne historique (janvier 1987 à décembre 2021) à – 18.

Cependant, la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois continue de baisser : le solde diminue de quatre points, « demeurant néanmoins bien au-dessus de sa moyenne de longue période » précise encore les spécialistes de cet institut. Le solde des opinions des ménages ressort en effet à + 4 (contre + 10 en mai et + 39 en mai) mais la moyenne historique (janvier 1987 à décembre 2021) s’affiche à – 32.

Nul doute que l’estimation provisoire pour le mois de juin des prix à la consommation, à paraître ce jeudi 30 juin, sera scrutée avec beaucoup d’attention.    

Du coup, la confiance des ménages continue de diminuer, pour le sixième mois consécutif.  « À 82, l'indicateur qui la synthétise perd trois points et reste ainsi bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2021) » constate la note de l’Insee.

Niveau de vie

Pour ce mois de juin 2022, la part des ménages qui estiment que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois a baissé de 7 points et demeure « nettement au-dessous de sa moyenne de longue période ». Même tendance pour le solde des opinions sur l’amélioration du niveau de vie à venir, qui recule également nettement.

Les Français craignent également un peu plus d’être confrontés au chômage, selon ce même baromètre, même si ce dernier reste à un « niveau très bas ».

L’enquête conjoncturelle auprès des ménages montre enfin une légère dégradation concernant la capacité actuelle à épargner, la capacité future à épargner et l’opportunité d’épargner.

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