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Coopération
Coopératives agricoles, la valeur ajoutée se trouve à l'étranger

Avoir une taille critique

L'agroalimentaire avait été un peu épargné par la crise de 2008. Ce n'est plus le cas », s'exprimait Philippe Mangin, président de Coop de France, le 23 septembre à Paris lors de la Journée européenne des coopératives agricoles. Un consensus parmi les intervenants : c'est à l'étranger que les coopératives agricoles doivent aller chercher de la valeur ajoutée.

Avoir une taille critique

Mais pour s'imposer sur la scène internationale, il faut atteindre une taille suffisante. Le nombre de fusions/acquisitions dans le secteur agri-agro en Europe est resté soutenu en 2012 et 2013, selon une étude de PcW, avec respectivement 374 et 367 opérations. Dans le top 20 des coopératives agricoles européennes 2013, la France est le pays le mieux représenté avec sept groupes, InVivo en tête. Et les coopératives hexagonales « surperforment », avec une croissance annuelle moyenne sur 2008-2013 de 7 % pour les dix principales. Une prouesse, qui « s'explique en partie par les fusions entre acteurs français », souligne PwC. Mais s'il y a de belles réussites, nombre de coopératives ont encore du chemin à parcourir, estiment les invités.

« Les coop ont également beaucoup innové en termes de financements, rappelle Philippe Chapuis, directeur de l'Agroalimentaire chez Crédit agricole, en développant des partenariats ou en émettant de la dette privée. Il y a un réel intérêt des investisseurs pour l'agroalimentaire, même pour d'autres sec-teurs, ce qui atteste d'une vraie ma-turité de la gouvernance des coop. » Avoir une marque peut aussi être un atout à l'exportation, même si, pour l'instant, « elles sont peu ou pas connues à l'étranger ».

Au-delà des problèmes de réglementation (qualité, bien-être animal, barrières douanières), de taux de change et de contexte géopolitique, si l'on veut s'implanter à l'étranger, il faut faire attention au cadre juridique, avance Yves Pelle, associé chez PwC, mais également au système d'assurance, témoigne Gildas Tual, directeur de Besse Assuragri. Mais surtout il y a le facteur humain. « Derrière, il faut avoir les équipes qui pourront assurer la stratégie de la direction », explique Phillipe Chapuis. « Les cultures sont parfois totalement différentes. Le modèle français n'est pas réplicable partout », ajoute Hubert de Roquefeuil, DG d'InVivo NSA.

Reste à convaincre les adhérents des coop, sociétés ancrées sur des territoires, de l'intérêt de partir à l'international, ce qui passe par des retours sur dividendes.

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