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Coop de France : 2014, une année de « croissance molle »

Le secteur de la coopération n'est pas épargné par les conséquences de la morosité économique. La restructuration du secteur doit se poursuivre, notamment au niveau des ETI.

Le secteur coopératif a connu en 2014 un ralentissement avec « une croissance molle », comme l'a qualifié son président, Philippe Mangin, le 11 décembre à Paris. À 84,58 Md€, son CA global progresse de 500 M€ sur un an, soit +0,58 % issu pour près de 50 % des filiales. En cause ? Baisse du pouvoir d'achat et guerre des prix. La perte de 6 à 7 % de CA des coopératives céréalières, consécutive aux cours bas, pèse aussi sur le résultat. Depuis 2000, le secteur, qui assure 40 % de l'agroalimentaire français, a gagné 10 Md€. « Et ce sont les leaders qui ont le plus crû », souligne Yves Le Morvan, DG délégué.

Intéresser l'agriculteur à la transformation

« Il faut rénover la fiscalité des exploitations pour que l'agriculteur soit intéressé à la performance de l'outil industriel de sa coopérative, nous allons y travailler avec Emmanuel Macron », a déclaré Philippe Mangin. Les gros groupes cherchent à attirer des capitaux extérieurs, parmi lesquels les salariés et agriculteurs doivent figurer, selon lui.

Mieux résister à la volatilité

Sur 2.750 industries coopératives (-50 en 2014), le secteur compte « 15 très grands groupes (plus d'1,5 Md€ de CA), 130 ETI, et 90 % de PME et TPE », précise Philippe Mangin. Si les extrêmes « tirent leur épingle du jeu », « la concentration doit se poursuivre pour les ETI de moins de 500 M€ de CA, qui sont les plus fragiles. Et ce, pour faire face à la volatilité des matières premières, dont l'ampleur ne cesse de croître. » Face à ce risque, « nombre de négociants jettent l'éponge et cherchent à vendre leur entreprise à la coopérative d'à côté », témoigne-t-il. Augmenter la taille des structures répond également au « besoin d'investir, d'innover », « d'attirer de la matière grise » mais aussi de « gagner la bataille de l'export. Car si l'on peut se réjouir de progresser sur pays tiers, on recule sur l'UE, car nous sommes moins armés que les Allemands et les Néerlandais. » Si sept groupes français figurent dans le Top 20 européen, ils restent plutôt en queue de peloton.

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