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Congrès AGPB : les céréaliers misent sur la demande mondiale

La campagne céréalière 2004/2005 ayant été particulièrement morose, l’AGPB a eu fort à faire pour redonner le moral à ses producteurs. 

«Le monde à besoin des céréales européennes». L’intitulé du rapport d’orientation de l’Association générale des producteurs de blé se veut optimiste. Pour son 81e congrès organisé à Lille les 9 et 10 juin derniers, l’AGPB s’est employée à restaurer la confiance auprès de ses agriculteurs en mal de perspectives. Outre plusieurs invités de marque venus pour animer les débats sur lesquels nous reviendront dans une prochaine édition, l’AGPB a reçu Dominique Bussereau, le ministre de l’Agriculture pour clore le congrès.

Se tourner davantage vers l’export

«Nous croyons à un avenir fait avant tout de production et d’expansion de nos débouchés», a lancé le nouveau président de l’AGPB, Philippe Pinta, dans son discours de clôture. «Face à une demande alimentaire et non alimentaire promise à une forte croissance, nous disposons d’importantes réserves de production», a-t-il ajouté.

«De nouvelles marges de manœuvres» ont été mises en avant comme «les outils modernes d’aide à la décision et au pilotage des cultures» ou «le travail de superficies plus importantes qui permet des économies d’échelle». Philippe Pinta a également tenu à souligner le travail d’organismes comme Arvalis-Institut du végétal, France Export céréales pour l’éclairage qu’il apporte sur les besoins extérieurs, ou Biogemma et Génoplante pour la recherche biotechnologique.

Autant de paroles rassurantes qui restent conditionnées aux orientations bruxelloises. Comme l’a remarqué Yves Camuset, administrateur du Jura : «Si nous sommes seuls sur 25 Etats membres à être convaincus que le monde a besoin de céréales européennes, nous n’irons pas loin».

Bruxelles encore pointé du doigt

Les autorités européennes ont été largement critiquées au cours de la deuxième journée du Congrès. «La gestion calamiteuse de Bruxelles qui a des conséquences catastrophiques sur les exploitations céréalières», a été dénoncée par Philippe Pinta. Et d’ajouter à l’attention du ministre de l’Agriculture : «L’Union européenne a inventé cette année l’intervention à ricochets : en revendant ses stocks d’intervention de l’année sans attribuer suffisamment de restitutions à l’exportation marché libre, elle a poussé d’autres volumes vers l’intervention. Du coup, les perspectives d’acomptes pour la récolte 2005 sont très inquiétantes».

L’occasion pour le président de l’AGPB de lui demander que soit avancé la date de paiement des compensations 2005 du 1er décembre au 15 octobre comme ce fut le cas les années précédentes. Une requette difficile à obtenir selon Dominique Bussereau qui a expliqué qu’il lui semblait prioritaire d’obtenir dès maintenant une adjudication avec restitution pour la nouvelle récolte et ainsi dégager le marché.

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