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Marchés
Comment transformer les digestats de méthanisation en produits commercialisables ?

« Aujourd’hui, le digestat (résidu de métahnisation, NDLR) est réglementairement considéré comme un déchet, rappelle Fabrice Béline, directeur de recherche, spécialiste de la méthanisation agricole à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea). Comment le transformer en produit qui puisse être mis sur le marché ? C’est tout l’enjeu de nos recherches sur les post-traitements pour le caractériser et l’homologuer. » La simple différenciation des phases (solide/liquide) du digestat ne permet pas de rentrer dans les normes Fertilisation ou Amendement organique, a expliqué le scientifique lors d’une conférence de presse de l’Irstea le 29 mai à Paris. « Alors que le compostage de la phase solide permet de le commercialiser en tant qu’amendement organique, la phase liquide nécessite un post-traitement plus complexe pour la transformer en un produit vendable. »

Des post-traitements innovants
Au-delà de l’optimisation des procédés (co-digestion, méthanisation de matières sèches et à température ambiante...) et du développement d’une approche économique, territoriale et environnementale de la filière de la méthanisation (cf. encadré), l’Irstea participe  à la réflexion sur les traitements des digestats. Il s’agit, d’une part, de travailler à leur caractérisation, ce qui s’inscrit dans la démarche nationale de normalisation, préalable à la commercialisation, en cohérence avec le plan EMAA (cf. n°3995). Et d’autre part, de mettre au point des procédés de récupération de nutriments, dont l’azote et le phosphore, des digestats par la culture de micro-algues – qui sont alors utilisées comme bioengrais – ou la précipitation de struvites, cristaux à intérêt agronomique. L’épuration utilise déjà la culture de certaines algues (comme la spiruline) pour capter ces nutriments azotés et phosphatés. Les premières études réalisées sur l’application de cette technique aux digestats agricoles montrent qu’une récupération à hauteur de 95 % peut être obtenue.
« Ces procédés permettent de transformer un digestat (à fort taux d’humidité donc difficilement transportable, NDLR) en des produits valorisables et potentiellement exportables », résume Fabrice Béline.

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