Energie
Certificat d'économie d'énergie : une manne à portée de toute entreprise
Des avantages indéniables
Alors que le gouvernement vient de présenter les modalités de la troisième période (2015-2017) du dispositif de Certificat d'économie d'énergie (CEE ou C2E), son déploiement reste limité sur l'amont de la filière agroalimentaire, plus de sept ans après sa création. Pourtant, celui-ci rencontre, à l'échelle nationale, un certain ” engouement, puisqu'au 30 novembre 2013, 462,1 TWh ont été économisées, contre un objectif cumulé sur les deux premières périodes (2006-2013) de 399 TWh. Reste que l'industrie (7 %) et l'agriculture (1 %) font partie des secteurs les moins contri-butifs, le bâtiment (résidentiel et tertiaire) étant de loin le meilleur élève (89 %). En cause : « une méconnaissance de son fonctionnement, une thématique Énergie qui n'est pas toujours centralisée dans les coopératives, un marché diffus et difficile d'accès quand on cherche à aller jusqu'à l'agriculteur », analyse, à son niveau, Pierre Compère, responsable du pôle Filières à la direction Technique et Développement d'InVivo AgroSolutions.
“Les CEE ou C2E ont donné naissance à un marché, ouvert à toute entreprise... coopératives et agriculteurs y compris.
Des avantages indéniables
Le CEE est un document, émis en accord avec l'État, prouvant qu'une action d'économie d'énergie a été réalisée par une entreprise, dans le cadre d'une démarche volontaire. Sa valeur financière, négociée sur le marché des CEE, est comprise entre 0 et 0,02 € par kWh économisé, soit le montant de l'amende forfaitaire prévue par l'État si les “obligés” (fournisseur d'énergie et vendeur de carburants) n'atteignent pas leur objectif chiffré, en termes d'optimisation énergétique.
Ils acquittent leurs obligations par la détention d'un volume équivalent de CEE, qu'ils reçoivent lorsque leur action ont eu un rôle moteur dans la réalisation par le consommateur de travaux d'économie d'énergie, ou qu'ils se procurent sur le marché des CEE.
« Ainsi, en sus des économies d'énergie générées par les travaux entrepris par la coopérative ou l'agriculteur, les CEE permettent-il de récupérer jusqu'à 50 % de la valeur des investissements », explique Pierre Compère. Certificats qui peuvent être bonifiés à hauteur de 50 à 100 %, en fonction du degré de certification Iso 50001 de l'entreprise (cf. n°4044 p.5).