Aller au contenu principal

Céréales et oléoprotéagineux bio : fort recul des volumes de production en C2

Le marché des matières premières bio reste plutôt actif, mais sur de faibles volumes, les transformateurs étant pour la plupart couverts.

L'enquête qualité de FranceAgriMer/Arvalis-Institut du végétal révèle que les notes de panification du blé meunier bio 2022 sont satisfaisantes à bonnes.
© Vugar Ahmadov de Pixabay

Un flux de ventes hors frontières (Allemagne, Benelux et Europe du Nord) se maintient en céréales fourragères. Dans ce contexte, les prix restent fermes et stables. Les récoltes d’automne sont quasiment toutes engrangées. Les volumes disponibles en tournesol et soja augmentent, en raison de la hausse des surfaces, liée aux conversions d’il y a deux ans.

Si ces espèces ont été touchées par la sécheresse, le maïs en a particulièrement souffert, avec une collecte en net recul et un prix ferme. En revanche, les volumes de C2 – grains en 2e année de conversion, ne pouvant être utilisés en alimentation animale qu’à hauteur de 25 % – régressent fortement, avec des prix soutenus. En luzerne déshydratée, face à la sécheresse européenne et malgré une quatrième coupe, les volumes sont en baisse de 15 %. En France, la filière reste attentive aux hausses des coûts de l’énergie et suspend sa cotation. Alors que son principal marché en bio est la volaille de chair, elle craint la reprise de la grippe aviaire dans le Sud-Ouest.

Bonne qualité des blés bio

Selon les résultats des analyses sur la qualité des blés tendres bio de 2022 *, la récolte de blé meunier se révèle de bonne qualité. 82 % des volumes présentent un taux de protéine supérieur à 10,5 %, avec une moyenne nationale de 11,1 % (-0,2 % par rapport à l’an dernier). Les poids spécifiques sont élevés, à 77,3 kg/hl en moyenne nationale, avec 76 % des blés au-dessus de 76 kg/hl.

Un taux de protéine en blé de 11,1 % en moyenne nationale.

En raison du climat sec et chaud, la teneur en eau est faible, à 12,7 % en moyenne nationale, contre 13,9 % l’an passé. Un atout pour la bonne conservation des grains sans avoir recours au séchage. Les temps de chute de Hagberg sont également très bons, avec 92 % des blés au-dessus de 240 secondes, témoignant de l’absence de grains germés. Quant à la force boulangère, elle s’élève à 165 en moyenne nationale. « Les notes de panification sont satisfaisantes à bonnes, avec des pâtes équilibrées en élasticité, des coups de lame bien développés et une mie de couleur crème », détaille l’étude.

* Enquête FranceAgriMer/Arvalis-Institut du végétal, sur des échantillons d'entrée de silos.

Les plus lus

Canal Seine-Nord Europe : développer des plateformes multimodales compétitives pour concurrencer les ports du Nord de l’Europe

L’avancement concret des travaux du Canal Seine-Nord Europe et plus largement de la liaison Seine-Escaut étant entré dans une…

<em class="placeholder">champ de blé en Normandie, juin 2026</em>
Exportations des céréales françaises : stocks finaux en hausse mais bilan positif pour la campagne en 2025-2026

Avec dix mois de données collectées sur la campagne en cours, le bilan du Conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer…

<em class="placeholder">Production nationale d&#039;aliments composés (en tonnes)</em>
Alimentation animale : comment évoluent les fabrications en France entre mars 2025 et mars 2026 ?

Le tonnage d’aliments pour animaux produit en France a progressé en mars 2026 par rapport à février 2026 et mars…

<em class="placeholder">Chargement de 33 000 t d&#039;orge au Quai Lombard sur le Port Atlantique La Rochelle.</em>
Exportations des céréales françaises : une campagne 2025-2026 correcte et 2026-2027 prometteuse pour le port Atlantique La Rochelle

À l’occasion de la Bourse maritime agricole La Rochelle-Pallice, les acteurs du port ont dressé un premier bilan de la…

<em class="placeholder">navire à quai sur le port de la Rochelle.</em>
Sica Atlantique : des exportations céréalières tout juste satisfaisantes en 2025-2026

La campagne 2025-2026 se caractérise par un retour à la normale du niveau d’exportations céréalières pour Sica Atlantique,…

<em class="placeholder">Granulé d&#039;engrais.</em>
Des prix des engrais toujours soutenus par les contraintes d'offre, malgré une demande agricole en attente de visibilité

Entre avril et mai, le marché français des engrais est resté globalement ferme, malgré une légère détente en urée.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne