DEUX MILLE PERSONNES sont venues goûter aux charmes de Vienne, capitale de l’Autriche et du commerce des grains ce 21 octobre. Une fréquentation moindre qu’au Carrousel du Louvre à Paris l’an dernier, mais pour ceux qui ont eu la chance d’en être cette année, le discours est unanime, cette bourse est «l’une des plus réussies». Pour son président Rudolf Kunisch, «l’objectif, qui était de rassembler 2000 personnes, a été atteint», s’est-il satisfait, tout en appréciant le caractère international de l’évènement avec «quarante et une nations représentées».

Allemands, Français et Italiens majoritaires

Juste derrière les Allemands avec 139 entreprises présentes et 265 personnes, la représentation française a été à la hauteur avec presque 250 congressistes hexagonaux pour 95 entreprises représentées. Les Italiens arrivent en troisième position avec 195 participants pour 101 sociétés. Toutefois de nombreux opérateurs français ont déploré l’absence de certains grands noms de la filière, d’origine de l’ouest de la France notamment.

De leur côté, les pays de l’Est étaient tous au rendez-vous autrichien, mais en nombre nettement plus réduit. Les autres grandes nations agricoles hors Union européenne (Etats-Unis, Argentine, Brésil, Australie, Canada, Russie) ont également fait le déplacement avec une présence remarquée du Brésil au travers de la société Agrenco qui, comme l’an dernier à Paris, a organisé une conférence la veille de la journée de bourse. Enfin, on saluera la venue de nations moins attendues telles que Chypre ou l’Uruguay.

Une excellente organisation

De l’avis général, la 45e réunion européenne du commerce des grains est «une grande réussite». Les opérateurs ont apprécié «la parfaite organisation, à l’autrichienne, de l’évènement». «De jolis stands», «un bon éclairage», «une circulation aisée», «propreté» et «confort» ont souvent été évoqués par les Français qui se sont déplacés. Les contacts ont été nombreux et très conviviaux.

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Cette édition à Vienne ne souffre pas de la comparaison avec la précédente bourse à Paris qui fut celle de tous les records, notamment en terme de participation mais aussi de coût. Si ce moment autrichien a rassemblé moins d’opérateurs que l’an passé, les participants ont pour leur part profité de cette moindre affluence pour «circuler plus librement à travers les allées» et sans «avoir trop chaud».

La traditionnelle soirée du jeudi précédant la bourse a tenu ses promesses à l’image de la journée suivante. Environ, 730 convives ont assisté à des représentations viennoises classiques mais parfaitement orchestrées dans le magnifique cadre de la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Vienne. Seule critique concernant cette soirée traditionnelle, la longue attente pendant les intermèdes. Mais, comme l’ont rappelé les participants, «on vient d’abord en bourse pour faire des contacts intéressants».

Une bourse bien soutenue par l’Etat

Baudouin Delforges, le président du Syndicat général de la Bourse de commerce de Paris, a tenu à «féliciter les organisateurs pour leur accueil chaleureux et le cadre magnifique de la bourse et de la soirée la précédent». Il a également noté le soutien du maire de Vienne, ainsi que du ministre de l’Agriculture autrichien, qui «ont mis à disposition des opérateurs le palais des Congrès et l’exceptionnelle salle des fêtes de l’Hôtel de Ville», regrettant de n’avoir reçu pareil signe des autorités publiques françaises pour la bourse de Paris.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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