Aller au contenu principal

Climat
Blé et maïs pénalisés par le réchauffement

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE serait responsable de la baisse de la production de blé et de maïs depuis les années 80, ce qui expliquerait la hausse des prix des produits agricoles pendant cette période, selon une étude parue dans la revue “Science” de vendredi dernier.
« Les modèles informatiques qui lient les rendements des quatre grandes cultures à la météorologie indiquent que la production globale de maïs et de blé a diminué de 3,8 % et 5,5 % respectivement, comparativement à une situation où il n’y aurait pas eu de réchauffement », assurent les auteurs de l’étude. La diminution des volumes récoltés pour ces deux céréales expliquerait la progression des prix alimentaires de l’ordre de 6 % depuis une trentaine d’années, soit une dépense mondiale supplémentaire de 60 milliards de dollars, expliquent-ils. De leur côté, les cultures de riz et de soja n’auraient pas été affectées par les hausses de température, la régression des productions dans certaines zones ayant été compensée par leur augmentation ailleurs.
Pour réaliser cette étude, les auteurs se sont basés sur les récoltes mondiales de ces quatre matières premières agricoles qu’ils ont comparées aux températures relevées sur la planète de 1980 à 2008.
C’est en Russie que le plus fort recul de la production a été constaté, alors que l’Inde, la France, le Brésil et la Chine n’affichent qu’une légère baisse de la production du maïs, due au réchauffement climatique. Certains pays ont même vu leur production progresser grâce à l’élévation des températures. De plus, la hausse des émissions de CO2 a aussi permis d’accroître la production dans certaines régions.
Finalement, les auteurs de l’étude concluent que les effets du réchauffement climatique ont été légers jusqu’à ce jour.

Les plus lus

<em class="placeholder">granulé d&#039;engrais blancs</em>
Marché des engrais : incertitudes, tensions et ajustements face au MACF

La mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) par l’Union européenne a fortement impacté le marché…

Alain Charvillat, directeur Céréales export de Sénalia.
« Cette première partie de campagne céréalière est une bonne surprise en termes de flux à l’exportation », indique Alain Charvillat

Le directeur Céréales export de Sénalia, le plus important terminal portuaire de Rouen, est plus que satisfait du trafic de…

Portrait de Pierre-Jean Huré, directeur commercial du groupe Sica Atlantique
« Nous espérons une meilleure dynamique à l’exportation en blé tendre sur la seconde partie de campagne », indique Pierre-Jean Huré

Le directeur commercial du groupe Sica Atlantique fait le bilan du premier semestre de la campagne de commercialisation 2025-…

De gauche à droite : Franck Bluteau, nouveau président de la Cavac, Jérôme Calleau, ancien président de la Cavac, et Olivier Joreau, directeur général
La coopérative Cavac garde un résultat net positif en 2024-2025

La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche…

Photo d'Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains, filiale d'Expana.
« Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

La récolte record de l’Argentine en blé ne devrait pas pénaliser outre mesure les exportations françaises de blé tendre sur la…

Diego de la Puente, analyste du marché des grains chez Novitás.
Une récolte de blé record en Argentine pénalisée par la qualité

L’abondante récolte de blé argentin lui confère une grande compétitivité en ce début d’année. Les ventes vers l’Asie sont très…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne