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AUTF : les réseaux capillaires au cœur de la relance du fret ferroviaire
Sans réseau capillaire, plus de fret
Nous avons le sentiment que, pour la première fois, les pouvoirs publics ont la volonté de replacer les transports au cœur de la compétitivité de l'industrie, et d'appréhender la thématique du fret ferroviaire au travers de l'attente des chargeurs », confie Christian Rose, délégué général adjoint de l'Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF). Mais également, rapporteur du groupe de travail sur “les domaines de pertinence du fret” de la conférence périodique pour la relance du fret ferroviaire, installée en septembre par le ministre des Transports. Résultat de quatre mois de travail concerté d'entreprises et d'acteurs publics, un rapport d'étape a été présenté lors de la deuxième conférence, qui s'est déroulée le 12 février. « Si nous ne devions retenir qu'une chose de sa restitution par Frédéric Cuvillier, c'est sa sensibilisation au fait qu'il faille absolument prendre en charge la thématique du réseau capillaire, se réjouit Christian Rose. Puisque, globalement, on estime aujourd'hui que plus de 50 % du fret ferroviaire domestique démarre ou arrive sur ces voies uniques à trafic restreint. »
Sans réseau capillaire, plus de fret
« Le réseau capillaire, qui souffre d'avoir été sous entretenu pendant des années, faute de moyens de la part de RFF, se trouve menacé de fermeture, explique le représentant d'AUTF. Et lorsque les entreprises demandent à RFF Infrastructure des devis pour des travaux d'urgence, qui permettraient à la ligne de rester ouverte quelques mois, ils sont dix fois plus chers que ceux que nous proposent les entreprises concurrentes. »
Reste que cette thématique, traitée sous différents angles dans les cinq goupes de travail de la conférence périodique, est très complexe. « C'est pourquoi ce réseau capillaire ne fait pas partie des huit mesures d'urgence, annoncées par Frédéric Cuvillier (cf n°4040 p. 3) mais des cinq actions à approfondir », précise Christian Rose. Il est en effet nécessaire d'en étudier les référenciels de circulation et de maintenance (qui pourraient être différents de ceux appliqués aux grandes lignes), ainsi que la gouvernance. « Faut-il le sortir du réseau national ? Si oui, à qui peut-il être attribué ? À une CCI, une région, un département ou un GIE de chargeurs ? »