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Coproduits / Témoignage opérateur monoproduit
Apeval entend développer le marché des farines de biscuits

Bien implantée dans les pays voisins, la filière des coproduits de la boulangerie-biscuiterie reste atomisée dans l’Hexagone.

« EN FRANCE, nous avons à développer le marché des farines de biscuits, insiste Christian Roques, responsable Ventes Nutrition des produits finis d’Akiolis. Alors que c’est quelquechose de courant dans les pays limitrophes. » Le métier de la transformation des coproduits de la boulangerie-biscuiterie à destination de la nutrition animale est déjà bien structuré en Espagne, Italie, Allemagne, Belgique, aux Pays-Bas et Royaume-Uni. « Nous n’avons pas aujourd’hui à l’échelle nationale de véritable opérateur et, surtout, de véritable outil industriel, explique-t-il. Aujourd’hui, beaucoup de coproduits qui sont collectés sur notre territoire partent se faire traiter au-delà des frontières. » Avec Apeval (cf. encadré), « l’idée est de calquer sur les coproduits de la boulangerie-biscuiterie, ce que nous savons bien faire sur les coproduits animaux, en nous appuyant sur l’expertise de Promic, spécialiste espagnol en la matière », souligne Christian Roques. Fort de sept centres de collecte implantés sur tout l’Hexagone, Apeval représente aujourd’hui 30.000 t de coproduits récupérés auprès de la boulangerie-biscuiterie. « Avec la construction de notre unité de transformation dans l’Ouest, nous avons comme objectif de collecter en France autour de 50.000 t de coproduits d’ici la mi-2015 », se réjouit-il.

La farine de biscuits, une véritable matière première pour la nutrition animale
    Pour développer cette filière dans l’Hexagone, la stratégie d’Apeval consiste à faire de la farine de biscuits une matière première, à part entière, pour l’alimentation animale. Collectés dans une ou plusieurs bennes, en fonction de leur nature (pré-emballé ou non) et de leur volume, les coproduits sont déconditionnés, nettoyés, broyés et traités thermiquement. Les farines de biscuits, qui en résultent, subissent des analyses physico-chimiques et microbiologiques. Elles sont ensuite calibrées et assemblées pour en faire un produit standardisé, vendu aux fabricants d’aliments sous la marque Delifeed.
    La mise en route de son outil industriel permettra à Apeval d’offrir toute une gamme de produits Delifeed, qui vont se différencier par des spécifications adaptées à une espèce et un âge donnés. « Notre cible est principalement la filière porc, car la farine de biscuit apporte avant tout de l’énergie. Mais on pourrait envisager d’aller vers le petfood, les filières bovine ou avicole », précise le responsable d’Akiolis. Les premiers tests, en collaboration avec l’Ifip, donnent des résultats prometteurs. « Lorsque l’on incorpore  de la farine de biscuits à hauteur de 20 %, en remplacement notamment du blé, on met en évidence des performances intéressantes sur les porcelets des 1er et 2e âges, avec une amélioration de 4,5 % du Gain moyen quotidien (GMQ) et de 1,5 % de l’Indice de conversion (IC). »

Un réel moteur de développement
    Sur cette filière en devenir, l’équipe commerciale d’Apeval se doit d’être force de proposition à la fois auprès de son amont et de son aval. « Nous devons convaincre, les industries agroalimentaires comme les fabricants d’aliments, du sérieux de notre démarche et leur apporter les garanties souhaitées, en termes de sécurité sanitaire et de traçabilité, souligne Christian Roques. C’est pourquoi, notre outil industriel sera certifié Iso 22000 et GMP+. »

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