APCA : « la rentrée s'annonce difficile »
Les cours des céréales pâtissent des récoltes volumineuses
La rentrée va être difficile pour l'agriculture française, a déclaré Guy Vasseur, président de l'APCA, lors de sa conférence de presse le 3 septembre à Paris. Nous sommes dans un contexte de tensions internationales –le conflit russo-ukrainien est à nos portes– et de crise en France, politique avec le changement de gouvernement et économique ». « La croissance de l'UE à 28 est à 0,2 %, tandis que la France est en léthargie complète, avec une croissance nulle sur le 2e trimestre », illustre Claude Cochonneau, vice-président de l'APCA.
Les cours des céréales pâtissent des récoltes volumineusesL'abondance de la production mondiale de céréales pèse sur les prix. La récolte française de maïs est attendue record à 15,4 Mt, grâce à de très bonnes conditions climatiques. Et si les cours sont bas, « les coûts de séchage restent importants ». Face à la pression du soja et aux bonnes récoltes de colza, « les prix de la graine française sont 10 %, voire plus, inférieurs à l'année dernière ». Et Guy Vasseur d'ajouter : « Je suis scandalisé par les propos tenus sur la qualité des céréales par certains opérateurs, qui ne peuvent pas parler au nom de l'ensemble de la France. Cela dessert les intérêts des agriculteurs et des OS. Cela donne un signal catastrophique aux acheteurs étrangers. Par ailleurs, on importe toujours un peu de blé améliorant de force du Canada et des États-Unis. Et là, on fait tout un pataquès pour quelques tonnes en provenance du Royaume-Uni. »
« L'offre en viande rouge diminue. Celle de poulets aussi, avec un solde commercial extérieur avicole négatif. Le porc est la seule viande de boucherie dont les achats augmentent au 1er semestre 2014 », détaille Claude Cochonneau.
L'embargo russe n'arrange rien, pesant notamment sur le marché des produits laitiers.