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Aliments à la ferme : Nutrinoë entre dans le débat avec une analyse comparée

Le système alimentaire le plus économe est celui à base d'aliments complets.

Depuis 2001, l'aliment industriel porcin a perdu 900.000 t à 3,2 Mt en 2014 sur un total de fabrications de 8 Mt toutes espèces confondues, la Faf (fabrication à la ferme) gagné 490.000 t à 1,85 Mt. Les centres de gestion observent que dans bien des cas, les meilleurs éleveurs fabriquent eux-mêmes leur aliment. L'aliment de la ferme est-il pour autant aussi compétitif que l'aliment industriel ? Dans ce débat, Nutrinoë (17 entreprises, 43 usines) a voulu apporter sa contribution en conduisant une étude avec Sanders et Inzo. Objectif : « permettre (aux) éleveurs de faire les bons choix en terme d'investissements » alors qu'il existe des « incertitudes sur les méthodologies retenues pour le calcul des coûts de l'aliment fabriqué à la ferme ». Nutrinoë a étudié sur la période 2009-2013 les coûts de fabrication de cinq systèmes alimentaires fermiers composés de maïs humide ou de céréales sèches et protéinés, en complémentaires du commerce ou tourteaux, et de deux aliments complets : l'un à haute énergie (10 mégajoules), l'autre ” étant la moyenne des aliments complets les plus utilisés en Bretagne. Nutrinoë a intégré dans les aliments de ferme « le prix annuel moyen net vendeur sur le marché » et les charges liées à l'investissement, au fonctionnement et à la main-d'œuvre. Il en ressort que « sur cinq ans, le système alimentaire le plus économe est celui à base d'aliments complets les plus commercialisés en Bretagne » : 249 €/t. La tonne d'aliment à haute énergie atteint 255 €/t. En Faf, seul le système alimentaire maïs-complémentaire du commerce rivalise (254 €/t). Le prix des autres systèmes s'échelonnant entre 259 et 267 €/t. Selon les années favorables à l'aliment complet ou à l'aliment fermier, l'éleveur doit cependant être flexible dans ses choix, dit en substance Hervé Vasseur, président de Nutrinoë et directeur d'AliOuest (groupe d'aucy). Il ajoute que « l'étude va être présentée aux groupements de producteurs et aux chambres d'agriculture pour nourrir le débat ».

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