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Soja non déforestant - Les fabricants d’aliments européens vigilants pour 2025, selon la Fefac

À l’occasion de la 64e Bourse du commerce européenne, qui s'est tenue au Grand Palais les 5 et 6 décembre à Paris, Alex Doring, secrétaire général de la Fefac (Fédération européenne des fabricants d’aliments composés), est revenu pour La Dépêche Le petit meunier sur le report de la règlementation européenne sur sur la déforestation importée et la dégradation des forêts (RDUE), et le travail encore à faire avant son entrée en application dans douze mois.

Alex Doring, secrétaire général de la Fefac (Fédération européenne des fabricants d’aliments composés).
Alex Doring, secrétaire général de la Fefac (Fédération européenne des fabricants d’aliments composés).
© Yanne Boloh

Pour Alex Doring, secrétaire général de la Fefac (Fédération européenne des fabricants d’aliments composés), le récent accord du trilogue Parlement européen-Conseil européen-Commission européenne relatif à la règlementation européenne sur sur la déforestation importée et la dégradation des forêts (RDUE) est une excellente chose. « Nous sommes contents de voir qu’il existe un accord pour soutenir la proposition de la Commission européenne d’un report de la mise en place du règlement pour fin 2025 », estime le responsable. 

Lire aussi : Soja non déforestant : le report du règlement européen bientôt finalisé

Éviter toute interruption des livraisons de soja dans l'UE

Pour lui, cela ouvre la possibilité pour les opérateurs de l'alimentation animale de mettre en place des bonnes pratiques grâce aux clarifications attendues de la Commission européenne pour qu’il n’y ait surtout pas d’interruption des livraisons de soja dans l’Union européenne (UE). 

« Il faut faire la part des choses car, sur l’objectif de la règlementation qui est d’éviter la déforestation et la conversion des terres agricoles, nous avons déjà travaillé depuis une bonne dizaine d’année afin de disposer dans l’Union européenne de soja sans déforestation. C’est sur les modalités qu’il reste encore un besoin de clarification, la demande de traçabilité et surtout de géolocalisation des parcelles », rappelle Alex Doring. 

Lire aussi : Soja non déforestant - Les importateurs européens étaient prêts, selon le Synacomex

La Commission européenne n’a réellement ouvert son système aux opérateurs pour le captage des données centralisées que la première semaine de décembre. La transmission de ces données de géolocalisation est donc encore en test.

Aller vers plus d'opérationnalité

Par ailleurs ajoute le responsable : « la Commission européenne a entrouvert la porte à des aménagements des lignes directrices. Nous souscrivons à la demande de tous les partenaires de toutes les filières, pas seulement celle du soja, pour encore plus d’opérationnalité. Les lignes directrices fournissent déjà des réponses à des questions techniques, mais il y a toujours un manque d’orientation au niveau sectoriel car elles couvrent tous les produits. Nous soutenons fortement la demande de disposer, bien sûr sur la base de ces lignes directrices, de textes spécifiques pour la filière soja et la filière palme qui nous concernent ». 

« Nous soutenons fortement la demande de disposer de textes spécifiques pour la filière soja et la filière palme », indique Alex Doring, secrétaire général de la Fefac.

Harmoniser l'application de la réglementation et les contrôles

Le risque d’une différence dans l’application de la règlementation et des contrôles selon les États membres existe. Pour Alex Doring, « il faudra encore plus d’éléments et de discussion entre les autorités compétentes et les opérateurs dans chaque État membres. Certains se sont déjà engagés dans cette voie, mais nous poussons pour que tous les pays fassent de même ».

« Nous sommes tout à fait confiants dans les autocontrôles mis en place par nos fournisseurs », assure Alex Doring, secrétaire général de la Fefac.

« Notre expérience de vingt ans et plus en matière de sécurité alimentaire, montre que les autocontrôles peuvent être ajustés et très complémentaires des actions des autorités. Nous sommes tout à fait confiants dans les autocontrôles mis en place par nos fournisseurs qui sont des outils robustes », conclut le Alex Doring. 

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