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Nutrition animale
Activité toujours en repli

La production d’aliments composés est affectée par la mauvaise forme de l’élevage

LE RECUL de la production d’aliments composés se prolonge sur tout le 1er semestre 2009. En juin, la production décroît de 5 % sur un an, après avoir enregistré un repli de 10 % durant le mois de mai. Rappelons que la production d’aliments pour bovins était exceptionnellement élevée durant le 1er semestre 2008, pour les vaches laitières comme pour les autres bovins. Au 1er semestre 2009, cette production recule de 14 % par rapport aux bons chiffres de 2008. La production pour vaches laitières se maintient cependant à un niveau supérieur de 9 % à la moyenne des 5 dernières années.
La production d’aliments porcins diminue au 1er semestre de 8 % sur un an. Elle se révèle donc inférieure de 9 % à la moyenne quinquennale. Pour la volaille, les tonnages sont aussi en légère baisse en juin, cédant 1 % sur un an. Pour l’ensemble du 1er semestre, la baisse touche toutes les catégories de volailles, sauf les pintades. Sont principalement touchés la dinde (-9 %) et les palmipèdes (-8 %), alors que la production cède seulement 2 % pour les poulets et 3 % pour les poules pondeuses. 

Stabilisation des prix des aliments
Les prix d’achat des aliments composés se stabilisent depuis mai. Ils sont en juillet plus bas de 14 % comparé à l’an passé et avoisinent désormais leur niveau d’il y a deux ans, ne les surpassant plus que de 2 %. En revanche, ils demeurent supérieurs de 17 % à leur niveau d’il y a 3 ans. L’indice IPAA a peu évolué entre janvier et août, ne régressant que de 4 %. La modération des cours des céréales et des autres matières premières est en effet éclipsée par la hausse des cours des tourteaux de soja.
La diminution de la production d’aliments composés a pour corollaire celle des utilisations de céréales (-6 % sur un an pour l’ensemble du 1er semestre). Le maïs est moins prisé que l’an dernier (-24 %) alors que le blé tendre, délaissé l’an passé, reprend sa position dominante (+22 %). L’orge s’avère également plus recher­chée (+26 %). Cette tendance se retrouve sur les campagnes céréalières, puisque 5,5 Mt de blé ont été utilisées par les Fab en 2008/09 (pour une récolte de 37 Mt), contre 4,8 Mt en 2007/08 (30,8 Mt), selon FranceAgriMer. Un autre élément a marqué cette campagne : l’importance de la consommation de blé à la ferme, évaluée à 5 Mt (3,6 Mt en 2007/08). Pour le maïs, les volumes ont reculé à 3,45 Mt (15,7 Mt) en 2008/09, contre 4,1 Mt (14,4 Mt) la campagne précédente. En orge, 1,6 Mt ont été utilisées en 2008/09 (12,3 Mt), contre 1,3 Mt en 2007/08 (9,6 Mt). Pour 2009/10, FranceAgriMer table sur de nouvelles progression de la consommation de blé et un repli de l’utilisation de maïs (cf. Céréales "Confirmation de récoltes exceptionnelles de blé et orge").
Les disponibilités en tourteaux ont chuté en juin de 25 % par rapport à juin 2008, où elles étaient abondantes. En cumul sur le 1er semestre, les tourteaux de soja baissent de 8 % alors que ceux de colza sont restés stables. Soulignons que la consommation de tourteaux de colza avait progressé ces dernières années. Une tendance directement liée à l’accroisse­ment des disponibilités dopées par le développement de la trituration, pour la fabrication de biodiesel notamment. La fermeté des cours du soja limite l’intérêt des fabricants d’aliments composés pour cette matière première.

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