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Production raisonnée
A 20 ans, la filière CRC redouble de projets

A l’occasion de son 20e anniversaire, Marc Bonnet, directeur général du GIE CRC (groupement d’intérêt économique pour des cultures raisonnées contrôlées), fait le bilan de actions accomplies et des projets de la filière.

Marc Bonnet, directeur général du GIE CRC.
© GIE CRC

En 2019, ce sont 575 000 t de céréales qui ont été collectées et 525 000 t qui ont obtenu leur certificat de conformité produit CRC, après élimination des lots non conformes (non respect des exigences de moyens et/ou de résultats). Le blé tendre représente 95 % des volumes, le blé dur 4 %, tandis que le seigle comptabilise 2 000 à 3 000 t et le sarrasin quelques centaines de tonnes. Concernant la récolte 2020, la récolte est attendue stable d’un an sur l’autre. Si la sole engagée a progressé, à 85 000-90 000 ha, les rendements devraient être moindres du fait d’aléas météo : excès d’eau automnal, qui a perturbé les semis, et hivernal, qui a endommagé les cultures en place, sans oublier la sécheresse de ses dernières semaines qui pénalise le potentiel de production.

Des projets d’avenir

Quid des objectifs de production à plus long terme ? « Ce sont les besoins du marché qui guident nos emblavements à la hausse ou à la baisse en telle ou telle espèce, avec une marge de +10 % pour gérer les accidents de production et les déclassements », explique Marc Bonnet.

Concernant les réflexions et travaux en cours, alors que les premiers contrats de production en grand épeautre, nouveau venu dans le filière, sont signés pour la récolte de l’an prochain, le cahier des charges en colza est en cours de finalisation pour une mise en œuvre en 2021. Celui du maïs et de l’orge devrait suivre en 2022 ou 2023. Une réflexion sur le pois chiche et la lentille est, de plus, entamée, sur demande de la transformation.

Par ailleurs, le cahier des charges de référence va intégrer dès la récolte 2021 une garantie sur l’absence de résidus de pesticides, en plus de l’interdiction des pesticides de stockage déjà existante. Le contrat qui lie l’agriculteur à l’organisme stockeur, voire le premier transformateur, permet une meilleure valorisation de la production. « La prime de 21 €/t versée par le meunier est partagée entre le collecteur (stockage, triage, contrôles) et l’agriculteur, à hauteur de respectivement 6-9 €/t et 12-15 €/t », précise Marc Bonnet. Et d’ajouter : « En plus de cet aspect économique, le fait d’intégrer la filière CRC redonne de la fierté à l’agriculteur. Ce dernier peut expliquer au grand public son action pour la protection de l’environnement, qui passe par l’application raisonnée de produits phytosanitaires et par ses démarches sur la préservation de la biodiversité. »

 

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