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Minoterie MéCHAIN
100 ans au service de l’artisanat

Racheté en 1912 par la famille Méchain qui a fortement développé son activité, le moulin de Saint-Jean-d’Angély en Charente-Maritime a fêté son centenaire le 10 juin dernier.

Lorsque Victor Méchain achète le moulin en 1912, à Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), la farine est issue de meules entraînées par la chute d’eau du canal Saint-Eutrope. Dès 1934, des cylindres et des plansichters viendront remplacer ce process d’un autre temps et les anciennes bluteries. D’autres évolutions (laboratoire de contrôle qualité du blé et de la farine, suivi de l’installation de boulangers…) accompagneront la minoterie Méchain jusqu’à la mise en place du fournil-laboratoire inauguré le 10 juin dernier. L’occasion pour la minoterie de fêter son centième anniversaire (à une année près) en compagnie de personnalités de la filière et d’élus locaux. Et de présenter sa dernière création, la Victor, une baguette dédiée au centenaire de la minoterie. Le moulin propose une quarantaine de farines et réalise également des farines spéciales à la demande depuis deux ans.

Le choix d’une clientèle exclusivement artisanale    
« L’intégralité de nos ventes de farine est destinée à la clientèle artisanale », explique Stéphane Méchain, directeur de la minoterie depuis 2010. « Mon père a fait ce choix il y a une trentaine d’année. Notre dernier client industriel remonte à plus de trente-cinq ans, il s’agissait de l’usine Brossart de Saint-Jean-d’Angély », raconte le représentant de la 4e génération dirigeante du moulin. « Comment être crédible en vendant aux artisans et à leurs concurrents de la distribution qui les écrasent ? », s’interrogeait Philippe Méchain pendant son discours de présentation du centenaire. Aujourd’hui, le moulin qui transforme entre 4 et 5.000 t de blé par an, compte une centaine de clients boulangers (basés en Poitou-Charentes et en Aquitaine), auprès desquels Stéphane Méchain « retrouve une grande fidélité ». Ce chiffre a tendance à augmenter. « Nous avons progressé de 15 % l’an passé », précise-t-il. Une fidélité qui tient également à la politique de tarif unique des farines pratiquée par la maison Méchain. « Quelle que soit la taille du client ou de ses achats, tout le monde bénéficie des mêmes conditions tarifaires. La transparence est totale», explique le directeur du moulin. Il remarque, d’ailleurs, que de plus en plus de boulangers de la région se tournent vers des moulins de taille moyenne. Concernant les approvisionnements, le moulin achète ses blés auprès de coopératives régionales. Les contrats sont annuels et font l’objet pour partie de couverture sur le marché à terme. « La concurrence est rude entre meuniers de la région, alors nous devons optimiser », estime Stéphane Méchain.

« Développer le lien avec l’artisan boulanger »
Succédant à Victor (le fondateur), Raoul et Philippe (son père), Stéphane Méchain a pris les commandes du moulin en 2010 après un passage chez Banette. « Lorsque je suis arrivé au moulin, tout ou presque existait déjà : la notoriété, la spécialité, l’exigence, ou encore certaines valeurs. Nous avions déjà beaucoup d’atouts, mais nous ne communiquions pas assez. Il manquait un maillon entre nous et le client. C’est ce que j’ai essayé d’apporter, notamment au travers de la création du fournil-laboratoire et de l’arrivée de notre boulanger, ou encore de la mise à disposition d’outils vers les artisans boulangers », explique Stéphane Méchain.

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