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Moisson 2024 : les conditions de cultures en maïs se dégradent en France, selon FranceAgriMer

Le développement des cultures de maïs prend du retard, selon le bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer. Mais la situation n'a pour le moment rien d'alarmante, les conditions de culture restant globalement bonnes.

© Skitterphoto-Pixabay

Les conditions de culture de maïs grains en France se dégradent, selon le rapport hebdomadaire Céré'Obs de FranceAgriMer, publié le 2 août 2024. Le taux de plantes se développant dans des conditions "bonnes à très bonnes" passe de 82 % à 79 % entre le 23 et le 29 juillet. Il s'élevait à 81 % en 2023 à la même époque. Toutefois, ce taux reste élevé, ce que confirment les opérateurs anonymes contactés par La Dépêche Le petit meunier, qui s'attendent pour le moment à une bonne moisson 2024. 

Lire aussi : "Moisson 2024 : le point sur la qualité et les rendements en blé tendre et orge par région"

Des semis en retard et étalés dans le temps

Les cultures accusent un certain retard de développement par rapport à l'an dernier à pareille époque. Rappelons que les travaux de semis ont été ralentis et étalés dans le temps par les pluies au printemps. Céré'Obs précise que le stade floraison femelle est atteint à hauteur de 62 %, contre 87 % en 2023 à la même période, et à 88 % en moyenne lors des cinq dernières années. « La date médiane de ce stade présente onze jours de retard par rapport à 2023 et par rapport à la moyenne des cinq années précédentes », ajoute le bulletin hebdomadaire de FranceAgriMer.

Les températures ont augmenté récemment sur l'Hexagone, et les pluies devraient se faire plus rares dans les prochains jours.

Arvalis annonce des récoltes tardives de maïs fourrage

Le 1er août 2024, Arvalis alertait sur le fait que « les dates prévisionnelles de récolte du maïs fourrage s’annoncent tardives ». Si les itinéraires culturaux du maïs grains et du maïs fourrage sont différents, il n'en reste pas moins que la situation du second peut donner une certaine tendance quant à celle du premier. 

L'institut technique rappelle qu'en plus des pluies au printemps, les températures fraîches du mois de juin n'ont pas permis aux plantes de rattraper leur retard de développement. Par conséquent, « les premiers chantiers de récolte devraient intervenir avant le 31 août dans le sud de la région Centre-Val de Loire, en Midi-Pyrénées, dans le Limousin et en Rhône-Alpes. En revanche, on peut noter qu’il y aura un étalement important des dates de récolte et potentiellement des récoltes tardives, soit après la mi-octobre pour les semis de juin ». Ce qui confirme le retard de développement constaté par FranceAgriMer.

Un étalement important des dates de récolte et potentiellement des récoltes tardives, soit après la mi-octobre pour les semis de juin, est attendu par Arvalis.

Ainsi, les coupes du maïs grains pourraient-elles aussi s'avérer plus tardives que d'habitude, ce qui constitue d'ailleurs la principale crainte des sources contactées par La Dépêche Le petit meunier. Mais globalement, le contexte n'a pour le moment rien d'alarmant, et beaucoup de choses peuvent encore survenir d'ici aux premières coupes.

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