Aller au contenu principal

« De Heus pense que la France a encore un vrai potentiel de développement en aviculture », explique son nouveau PDG Gabor Fluit

Le groupe néerlandais De Heus, qui produit 12 Mt d’aliments pour animaux, poursuit son expansion mondiale. Pour ce faire, le fabricant vient de nommer son premier PDG hors de la famille fondatrice, en la personne de Gabor Fluit. Il  gérait depuis seize ans les activités du groupe en Asie.

Gabor Fluit, PDG de De Heus, groupe familial néerlandais qui produit 12 Mt d’aliments pour animaux par an.
Gabor Fluit, PDG de De Heus, groupe familial néerlandais qui produit 12 Mt d’aliments pour animaux par an.
© Yanne Boloh

Aujourd’hui, avec quelques 10 000 salariés et 12 millions de tonnes d’aliments pour animaux et prémix produits dans 90 usines dans le monde entier, De Heus poursuit son expansion : trois usines sont ainsi en cours de construction et devraient entrer en production cette année, en Inde, en Ouganda et au Kenya. Et une autre usine devrait ouvrir en Afrique du Sud en 2026. 

Un groupe mondial, bien développé en Europe

Mais l’Union européenne n’est pas négligée pour autant. Ainsi, le groupe présent aux Pays-Bas (13 usines), en Pologne (depuis 1999), en République tchèque, au Portugal et en Espagne ainsi qu’en Serbie, en Hongrie et en Slovaquie, explore différentes voies pour aborder le marché. «  Nous pensons que la France a encore un vrai potentiel de développement en productions animales surtout en aviculture, un marché qui devient de plus en plus globalisé », explique Gabor Fluit. 

« La volonté de De Heus a toujours été de produire au plus près de nos marchés », précise Gabor Fluit.

Pour l’instant, les éleveurs de volailles de chair du nord de la France sont livrés surtout à partir de l’usine De Heus proche de Maastricht (Pays-Bas) et de ses autres usines du sud du pays. « Mais dans le cadre de notre stratégie bas carbone, nous voulons réduire les transports sans oublier que notre volonté a toujours été de produire au plus proche de notre marché », complète le dirigeant.

Une présence à tous les niveaux de la filière des productions animales

Spécialiste de la nutrition animale, De Heus se positionne sur le marché libre, même si le modèle de l’intégration verticale domine par exemple en Asie. « Les éleveurs avec qui nous travaillons sont des entrepreneurs, sur un modèle familial avec une implantation sur le long terme et donc durable », explique Gabor Fluit.

« La France est un marché très spécifique avec un vrai potentiel de croissance », souligne Gabor Fluit.

Le groupe privilégie des partenariats avec des opérateurs spécialisés dans les autres maillons de la chaîne comme Belgoboerd (BD-Orvia) pour la fourniture des poussins d’un jour. Il est toutefois actionnaire minoritaire de Plukon, la société d’abattage de volailles, avec 45 %. « La France est un marché très spécifique avec une très grosse production de céréales, des opérateurs avicoles forts, des coopératives bien implantées et un vrai potentiel de croissance ».

Gabor Fluit succède aux frères Co et Koen De Heus à la tête de l'entreprise

Le groupe familial néerlandais De Heus vient de nommer président-directeur général (PDG), pour la première fois depuis sa fondation en 1911, une personne non issue de la famille en la personne de Gabor Fluit

Gabor Fluit succède aux deux frères Co et Koen De Heus à la présidence et la direction générale du groupe familial.

Âgé de 45 ans, Gabor Fluit était auparavant en charge de la branche Asie, qu’il a structurée ces seize dernières années, et qui produit désormais 4,5 Mt dont 3Mt au Viêt Nam (18 usines). Il succède ainsi aux deux frères Co et Koen De Heus, ces derniers reprenant des fonctions plus stratégiques en tant que présidents du conseil d’administration.

Banquier de formation, Gabor Fluit a intégré le groupe en 2008, les dirigeants étant alors très intéressés par sa maîtrise de la langue vietnamienne (langue maternelle de son épouse) et sa connaissance du fonctionnement économique du pays.

Lire aussi : Nutrition animale - Légère hausse de la production européenne d’aliments composés en 2024

Les plus lus

Photo d'Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains, filiale d'Expana.
« Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

La récolte record de l’Argentine en blé ne devrait pas pénaliser outre mesure les exportations françaises de blé tendre sur la…

Photo des dirigeants d'Euralis : de gauche à droite, Christophe Congues, président d’Euralis, et Thomas Chambolle, directeur général d’Euralis.
Euralis enregistre une progression de son résultat net en 2024-2025

Bien qu’encore négatif, le résultat net d’Euralis a progressé sur la campagne commerciale 2024-202 par rapport à la précédente…

Meunerie française, une santé fragile et une problématique d’importation

L’Association nationale de la meunerie française (ANMF) publie une étude commandée à la Banque de France sur l’état économique…

Julien Darley et Alexandre Jonet, traders pour Granit Négoce
« Nous ne sommes pas optimistes sur le redéveloppement de la prime brassicole d’ici à la fin 2026 », affirme Julien Darley, directeur général de Granit Négoce

Pour les traders de Granit Négoce, filiale d’Axéréal, seul un événement climatique adverse sur la récolte 2026 pourrait…

Photo pain, farine, épi et grains de blé
Céréales et oléoprotéagineux bio : manque de disponibilités en tournesol, maïs et petit épeautre

Le marché en alimentation humaine des grains bio s’oriente différemment selon les produits. 

Tableau de chiffres concernant le bilan céréales bio françaises 2025-2026, au 1er février 2026.
Céréales et oléoprotéagineux bio : des équilibres de marché fragiles à l’approche de la fin de campagne

Le marché des céréales et oléoprotéagineux bio évolue dans un contexte d’équilibre fragile en cette seconde partie de campagne…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne