Aller au contenu principal

Filière brasserie/Coronavirus
[Covid-19] Le post déconfinement est plus délicat à gérer pour Heineken que pour Carlsberg

Ce mercredi, les deux brasseurs ont publié leurs résultats pour le troisième trimestre 2020 et ceux des neufs premiers mois de l’année.

© Christian_Birkholz (Pixabay)

Pour le Néerlandais Heineken, la croissance organique des volumes de bière vendus par le groupe (Heineken, Amstel, Desperado…) recule de 1,9 % pour ce troisième trimestre (- 2,4 % en Europe) et de 8,1 % pour les neufs premiers mois de l’année. La marque Heineken seule progresse en revanche de 7,1 % sur le trimestre considéré et de 1 % pour la période janvier septembre 2020. La bière sans alcool Heineken 0.0 a connu une croissance à deux chiffres selon le groupe. Du coup, le profit net pour l’ensemble des activités ressort à 396 M€ pour les neufs premiers mois de l’année (1,667 M€ pour la même période l’an passé).

L’entreprise, qui a suspendu en avril la publication de tout chiffre indicatif de prévision pour le reste de l’année, maintient cette décision et s’attend à un quatrième trimestre volatile en raison de la deuxième vague de Covid-19. SI toutes les zones du monde sont impactées par la crise sanitaire, l’Europe pourrait l’être plus sévèrement que d’autres en cette fin d’année.

Dans les éléments de prévision sur la stratégie du groupe, les dirigeants de Heineken disent vouloir continuer à adapter la structure de l’entreprise à cette nouvelle donne sanitaire et aux évolutions de comportements des consommateurs. Cela passe par un plan de réduction des coûts de personnel de 20 %, avec un début de ce plan lors du premier trimestre 2021. Selon l’agence de presse néerlandaise ANP, cette restructuration pourrait inclure des licenciements.

Du mieux pour Carlsberg

Du côté du Danois Carlsberg, on annonce une croissance organique du volume des ventes de 2,4 % pour le trimestre écoulé et de – 4 % pour les trois premiers trimestre de l’exercice 2020 (- 0,8 % en Europe de l’Ouest, - 0,4 % en Asie mais + 12,6 % en Europe de l’Est). La marque Tuborg a progressé de 4 % en volume et Carlsberg a reculé de 2 %. En revanche, Grimbergen et les bières artisanales ont vu leurs ventes augmenter de 12 %, 1664 Blanc de 13 % alors que les bières sans alcool ont cru de 29 %.

Le chiffre d’affaires total trimestriel du groupe a baissé de 6,8 % à 17,3 Md de couronnes danoises (2,32 Md€ avec une couronne danoise équivalent à 0,13 euro). Le recul est de 10,5 % pour la période janvier septembre, à 46,1 Md de couronnes. Pour le groupe, cette « forte performance » au troisième trimestre, le développement continu des ventes en Chine et en Russie en ce début de quatrième trimestre et la politique de réduction des coûts permet d’entrevoir un profit opérationnel moins mauvais que prévu jusque-là, même si l’incertitude reste importante actuellement sur les activités en Europe : la baisse pourrait être d’environ 5 % au lieu des 8-9 % avancés auparavant.

Lors de la présentation des résultats, Cees’t Hart, le PDG, a dit vouloir « continuer à adapter l’organisation, les processus de travail et les structures de l’entreprise à une nouvelle réalité de marché, y compris les attentes nouvelles des consommateurs ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Champ de soja sur le point d&#039;être récolté, dans la province de Buenos Aires, en Argentine.</em>
Des tourteaux de soja OGM brésiliens et argentins interdits en Europe détectés aux Pays Bas

La Chambre des huiliers argentins a confirmé auprès de La Dépêche-Le Petit Meunier que les douanes hollandaises ont émis une…

Graphique de la production d'aliments pour animaux par segment de marché.
Alimentation animale : baisse de près de 4 % des fabrications d'aliments en janvier

Le tonnage d’aliments pour animaux produit en France s’est replié en janvier 2026 par rapport à décembre 2025 et janvier 2025…

pistolets à carburants
Un surcoût de l’aliment pour animaux de 3 €/t en France conséquence de l’augmentation du prix du gazole

La hausse brutale du prix du gazole est répercutée sur les entreprises de la nutrition animale, dans un cadre légal.

Marché des céréales du 1er avril - Les cours du blé et du maïs suivent la baisse de prix du baril de pétrole

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 31 mars et le 1er avril 2026, expliquée par La…

Photo de blé, farine et pain.
Marché bio : activité en céréales atone sur la fin de campagne, complexe oléagineux sous tension

Les prix des céréales semblent amorcer une détente en fin de campagne, en raison de faibles volumes d’affaires. 

Marché bio : peu de variations de prix dans un marché très peu animé

Le marché des grandes cultures biologiques est entré dans sa « morte saison »

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne