Congrès national de la FNEDT
Les entrepreneurs de travaux agricoles (ETA) souhaitent une reconnaissance pleine et entière de leur métier
Les entrepreneurs de travaux agricoles (ETA), de travaux ruraux (ETR) et de travaux forestiers (ETF) se sont réunis au Futuroscope, près de Poitiers, pour le 92ᵉ congrès national de la FNEDT. Ils ont profité de cet événement pour exprimer leurs souhaits d'équité de traitement et de reconnaissance plus accrue de leur métier.
Les entrepreneurs de travaux agricoles (ETA), de travaux ruraux (ETR) et de travaux forestiers (ETF) se sont réunis au Futuroscope, près de Poitiers, pour le 92ᵉ congrès national de la FNEDT. Ils ont profité de cet événement pour exprimer leurs souhaits d'équité de traitement et de reconnaissance plus accrue de leur métier.
Les 11 et 12 mars 2026, la fédération nationale des entrepreneurs du territoire (FNEDT), qui regroupe les entrepreneurs de travaux agricoles (ETA), de travaux ruraux (ETR) et de travaux forestiers (ETF), s’est réunie en congrès au Futuroscope proche de Poitiers (Vienne).
La FNEDT célèbre cette années ses 104 ans d'existence dans un contexte de forte croissance, recensant désormais 22 750 entreprises et 170 000 actifs. Elle aborde de front le défi de la « permacrise », une succession de crises climatiques, économiques et politiques qui redéfinit ses métiers. Loin de solliciter des subventions, les entrepreneurs de travaux agricoles, ruraux et forestiers revendiquent une équité de traitement et une professionnalisation accrue pour sécuriser leur avenir et celui de leurs clients.
Vers un encadrement du métier avec des règles d'installation
Vers la création d'une carte d'identité professionnelle ?
Obtenir le droit de construire en zone agricole
Mettre en place une assurance intempéries
Indexer la facturation sur le prix du GNR
Les entreprises de travaux agricoles et forestiers absorbent à elles seules 30 % du GNR utilisé en France. Face à l'augmentation des coûts du carburant, la fédération estime indispensable de pouvoir indexer les facturations sur le prix du GNR pour assurer la survie des entreprises. "Sans cette flexibilité, les entrepreneurs ne peuvent pas absorber l'augmentation des coûts de production et risquent de courir droit dans le mur", précise Philippe Largeau. "Les entreprises travaillent avec des marges extrêmement réduites. Dans ce contexte, une hausse brutale des prix, comme celle provoquée par des tensions géopolitiques, notamment le conflit en Iran, peut devenir une catastrophe non pas en quelques mois, mais en quelques jours seulement." La fédération alerte donc les pouvoirs publics sur la fragilité des entreprises françaises. Elle souhaite que l'État prenne conscience de la gravité de la situation et intervienne, tout en exprimant une certaine inquiétude face au pouvoir des pétroliers et à l'influence de politiques hors de la zone européenne sur le cours du baril.
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Une départementalisation pour la taille des haies
Des vols de GPS mieux maîtrisés
La fédération précise aussi dans cette conférence que la lutte contre les vols de GPS est mieux maîtrisée aujourd'hui. Si ces actions n'ont pas totalement disparu, les services de l'État ont désormais une meilleure connaissance des réseaux et arrivent à garder la main sur le sujet. "Ce progrès est le résultat d'un travail de fond mené depuis deux ans avec le ministère de l'Intérieur. Des échanges réguliers ont eu lieu avec les services ministériels pour coordonner la lutte contre ces réseaux. Cette coopération a permis le démantèlement et la dissolution de plusieurs groupes de malfaiteurs spécialisés. Les vols de GPS se produisent généralement dans des endroits plus accessibles que les chantiers forestiers isolés, comme les cours d'entreprises. Ces lieux permettent parfois l'utilisation de caméras de surveillance, facilitant ainsi le travail d'enquête par rapport aux actes commis en pleine nature", explique le président de la FNEDT.