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Quelle cabine pour la manutention ?

La cabine idéale pour la manutention doit concilier confort, bonne ergonomie des commandes et parfaite visibilité.

La qualité d’un tracteur de cours repose sur différents critères, tels que la compacité, la maniabilité et les performances du moteur (puissance, facilité de démarrage, consommation…). Lorsque cet engin est en plus utilisé à la manutention, il doit disposer d’un circuit hydraulique dont le débit procure une bonne réactivité au chargeur frontal, ainsi que d’un poste de conduite bien pensé. « La cabine idéale dégage une visibilité optimale sur le chargeur, ainsi que sur l’ensemble de l’environnement extérieur. Elle est spacieuse, confortable et dispose de commandes intuitives offrant une bonne prise en main », indique Vincent Robert, chef produit tracteur New Holland. Dans un élevage, comme les allers et retours en cabine sont nombreux au quotidien, il est préférable de privilégier la hauteur au plancher la plus faible possible et de s’assurer que les marches soient bien positionnées et bien dessinées, afin de garantir des montées et descentes, sans risquer de se blesser en glissant. Leur protection vis-à-vis des projections de boues par les roues est aussi à vérifier. Un mécanisme de relevage rapide du volant, actionné par une pédale, pour quitter facilement le siège est prescrit. L’idéal est qu’il intègre une mémorisation de la position initiale, afin d’éviter de refaire le réglage à chaque manipulation.

Le toit vitré incontournable

Primordiale, la parfaite visibilité à 360 degrés sécurise les manœuvres et limite les risques d’accidents graves de personnes se trouvant à proximité du tracteur mais surtout en dehors du champ de vision : l’actualité récente l’a encore prouvé. Elle repose sur le nombre de montants de la structure de la cabine, leur position et leur épaisseur, ainsi que sur la hauteur d’assise et le dessin des ailes. La vitre arrière située sous le hayon, équipant certains tracteurs comme le Lindner Lintrac, est appréciable pour bien visualiser le relevage lors de l’accrochage d’un outil. Le toit vitré en prolongement du pare-brise est, lui, un véritable atout à la manutention. Il permet de visualiser le chargeur durant toute sa montée et dispense au chauffeur de se pencher vers l’avant pour garder l’œil sur les balles à empiler, par exemple. Les cervicales et les lombaires sont ainsi moins sollicitées. Différentes conceptions existent, avec des bandeaux plus ou moins épais pour la liaison entre le pare-brise et la vitre de toit. Sur ce plan, Claas a, par exemple, reçu une médaille d’or au Sima 2015 pour sa cabine Panoramic dépourvue de traverse. Depuis, d’autres tractoristes se sont inspirés de cette réalisation, à l’instar de New Holland qui proposera prochainement une nouvelle cabine sur ses tracteurs de la série T5, sur laquelle le bandeau entre le pare-brise et le toit vitré est particulièrement discret.

Des joysticks vraiment multifonctions

Pour le pilotage du chargeur frontal, les solutions sont multiples. Soit le joystick est intégré d’origine à l’accoudoir du tracteur, soit il est fourni par le fabricant du chargeur. Dans le premier cas, l’utilisateur profite des études d’ergonomie réalisées par les tractoristes lors du dessin des accoudoirs multifonctions. Cela permet de profiter en montage d’usine de certaines fonctionnalités comme le passage des rapports sous charge sur le joystick du chargeur ou l’inversion du sens de marche. Cette dernière est un réel avantage, car elle libère la main gauche du chauffeur, qui garde constamment la main sur le volant pour manœuvrer plus rapidement. Dans le second, l’intégration n’est pas toujours évidente, car l’espace en cabine est souvent compté. En revanche, le fait de retenir le système de pilotage du fabricant de chargeurs permet parfois d’accéder à des joysticks au dessin travaillé pour une bonne prise en main, ainsi qu’à des fonctionnalités supplémentaires. Par exemple, le terminal Q-Companion de Quicke renseigne sur la position du chargeur et s’accompagne de la pesée et du suivi des opérations de maintenance. MX suggère une autre organisation des commandes avec la boule multifonction Tract-Pilot fixée sur le volant. En effet, avec ce dispositif, la transmission du tracteur se contrôle avec la main gauche, afin d’attribuer exclusivement à la main droite le pilotage du chargeur. La pseudo-boule, s’utilisant pour gérer la direction, s’apparente à un mini-joystick. Elle loge les interrupteurs de l’inverseur et des rapports powershift actionnés avec le pouce, ainsi qu’un bouton situé à l’arrière pour agir sur l’embrayage à l’aide du bout de l’index. Cet équipement, alimenté par une batterie au lithium, communique via une liaison radio avec le joystick électrique du chargeur.

Un éclairage à leds puissant et économe

Le niveau d’efficacité des phares de travail mérite aussi de l’attention. Les batteries de feux à leds proposées aujourd’hui par les tractoristes garantissent un éclairage puissant, tout en limitant la consommation électrique. Le volume de rangement est un critère à raisonner en fonction des exigences de chacun. Certains se contentent d’un crochet pour accrocher la veste et d’un bac pour emporter une bouteille d’eau. D’autres souhaitent de grands vide-poches pour ranger des dossiers. Un support pour le téléphone portable et des prises pour le recharger ne sont pas superflus. Enfin, la présence d’un autoradio Bluetooth pour téléphoner en mains-libres ne doit pas être considéré comme du luxe, car ce dispositif permet de garder ses deux mains sur les commandes. 

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