Frédéric Thomas Rédacteur en chef
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Agriculteur, je suis aussi un agronome passionné et spécialiste depuis plus de 30 ans de l’Agriculture de conservation de sols (ACS). Outre la rédaction d'articles pour la revue TCS, j’interviens beaucoup sur le terrain auprès de groupes d’agriculteurs et de techniciens, principalement en France et en Europe, sur la minimisation des pratiques culturales, sur la mise oeuvre et la gestion des couverts végétaux, la fertilité des sols et l’adaptation des modes de fertilisation. La séquestration du carbone et les impacts climatiques font aussi partie de mon domaine d'expertise. En d’autres termes, je suis en recherche perpétuelle de solutions pour réussir localement sa transition vers des modes de productions plus économes, efficients et robustes.

Couvert Biomax en Sologne
Ce couvert Biomax après orge d’hiver a produit au moins 6,1 t/ha de matière sèche (méthode Merci), stocké et capté 180 kilos de N/ha pour un retour de 50-60 kilos de N/ha sur la culture suivante. L’évaluation énergétique dans la cadre d’une méthanisation est de 1385 Nm3 de CH4/ha ce qui équivaut à environ la même quantité de GNR en litres. Un calcul de coin de table sur ce même couvert partant de la quantité de carbone intégrée par la photosynthèse (0,45% de la biomasse MS), convertie en équivalent CO2 (x 3,68) convertis en kilomètres pour une voiture diesel qui émettrait 140 g/km et reconverti en litres de GNR en admettant que cette même voiture consomme 6 l/100 km, finit par nous donner un total de 4326 litres d’équivalent GNR. Ce rapide calcul est assez cohérent puisque la méthanisation, en général, ne permet de retirer qu’environ un tiers de l’énergie intégrée dans une biomasse ; seulement la partie fermentescible. Cette évaluation permet de visualiser l’impact énergétique des couverts végétaux qui apportent une masse de carburant supplémentaire à l’activité biologique du sol afin qu’elle puisse remplir au mieux l’ensemble de ses fonctions.  Crédits : © F.Thomas

Lumière et énergie solaire : des intrants trop sous-estimés

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Semis de couvert végétal en décalé au Minnesota aux États-Unis dans un maïs implanté avec des écartements entre rangs de 1,50
Semis de couvert végétal en décalé au Minnesota aux États-Unis dans un maïs implanté avec des écartements entre rangs de 1,50 mètre. Outre faciliter la mécanisation, cette approche, qui permet de mieux valoriser la lumière pour la culture et pour le couvert, ouvre sur des bénéfices agronomiques intéressants tout en solutionnant quelques difficultés. Crédits : © F. Thomas

Corridor solaire : les avantages d’interrangs larges en maïs

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