Augmenter la reconnaissance du métier de courtier et renforcer la formation des jeunes au cœur de l’action de la FFSCM
Avec de nouveaux responsables à sa tête, la Fédération française des syndicats de courtiers de marchandises (FFSCM) veut renforcer la visibilité du métier de courtier et former des jeunes.
Avec de nouveaux responsables à sa tête, la Fédération française des syndicats de courtiers de marchandises (FFSCM) veut renforcer la visibilité du métier de courtier et former des jeunes.
La Fédération française des syndicats de courtiers de marchandises (FFSCM) a tenu son assemblée générale annuelle le 28 mars 2026 à Paris. Elle comptait 63 adhérents en 2024 et a enregistré l’arrivée de deux nouveaux courtiers en 2025, originaires de Bretagne : Ceres Courtage / Caroline Tourneux spécialisé en meunerie et BioBrokers / Thomas Lienhardt, spécialiste des produits issus de l'agriculture biologique.
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Lors de la présentation du rapport moral, Thibault Guilbert, nouveau président depuis le 22 mars en remplacement de Xavier Durand-Viel, a d’abord rappelé que le « contexte géopolitique mondial actuel marque les activités » de nos structures en Europe et les « tensions sur les prix de l’énergie et du transport » ont tendance à « comprimer les marges ». Côté Hexagone, il a également indiqué que « l’instabilité politique et budgétaire » en France depuis quelque temps crée un manque de visibilité, peu favorable à la fluidité des affaires.
Des axes de travail bien identifiés
Face à ces problématiques, Thibaut Guilbert a plaidé en faveur du métier, mettant en avant « le rôle essentiel et la place primordiale des courtiers dans la filière globale, apportant de la transparence et de la lisibilité aux marchés ».
Parmi les thématiques de travail, le nouveau président place en tête « la structuration, le renforcement et la coordination » entre les différents syndicats représentatifs du métier, selon l’adage « ensemble, on est plus fort et on va plus loin ». Autres points importants : renforcer la représentativité du métier dans les différentes institutions et représentations professionnelles liées au métier de courtier, de l’amont à l’aval, en France comme en Europe, ou encore une veille renforcée face à l’évolution rapide des contrats et des réglementations liant les professionnels du courtage et leurs clients.
Des formations pour les plus jeunes
Enfin, et pas des moindres, l’accompagnement des adhérents à la FFSCM demeure un fil conducteur et transversal. A ce titre, le Syndicat des courtiers de marchandises a organisé, le 15 janvier 2026 à Paris, une demi-journée « dédiée aux courtiers dont l’activité a démarré depuis moins de cinq ans afin d’accompagner les jeunes professionnels dans un métier exigeant, en pleine évolution, et leur permettre de mieux appréhender leurs enjeux quotidiens ».
Ce sont donc quinze courtiers « en herbe » spécialisés dans les céréales, les oléagineux et les huiles qui ont assisté à cette formation, à la fois très concrète et ayant permis « une réflexion sur l’identification des points de vigilance du métier ainsi que le règlement des difficultés rencontrées dans vie quotidienne d’un courtier tout en recherchant les leviers de différenciation dans un environnement concurrentiel ».
Les participants ont pu pour cela bénéficier de toute la force de réflexion et des connaissances métiers de trois professionnels chevronnés du secteur : Thierry de Boussac, directeur du trading chez Lecureur, Pierre-Adrien Flages, directeur général adjoint du groupe Centre Ouest Céréales (ou COC), et Alain Gérard, courtier en céréales au long cours chez Arger Courtage.
Pour Pierre-Adrien Flages, les courtiers ne doivent pas se limiter « à fournir un prix » mais doivent aussi apporter « une véritable lecture de leur environnement de marché » et être « moteurs de propositions à valeur ajoutée ».
Au final, la journée a débouché sur la conclusion que « dans un secteur marqué par la concurrence et des habitudes parfois bien ancrées, les jeunes courtiers ont des atouts pour trouver leur place, affirmer leur posture et démontrer leur valeur ajoutée ». Et toujours une idée fixe : faire reconnaître pleinement le métier.
De nouveaux visages pour piloter la FFSCM
Thibault Guilbert, courtier en céréales au sein de la société Intercourtage (basé à Dunkerque), a été élu président de la Fédération française des syndicats de courtiers en marchandises (FFSCM) le 22 mars 2026. Il remplace Xavier Durand-Viel, président de la société Plantureux et Associés, en exercice depuis 2013. Par ailleurs, Franck Duvivier, directeur des Etablissements Jacques Peltier (région de Rouen), a été élu secrétaire général en remplacement de Xavier Haas, en poste depuis 2014 et courtier chez Comigrains (Rouen). Par ailleurs, Edward-Hugues de Saint-Denis, courtier chez Plantureux et Associés, est élu président du Syndicat des courtiers de céréales (adhérent de la FFSCM), en lieu et place de Dimitri Convert, en poste depuis 2017, et courtier du cabinet éponyme en Bourgogne-Franche-Comté.