A Washington, le distributeur propose du vin

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Un distributeur automatique, une carte à puce, un retrait. Une opération toute simple répétée quasi quotidiennement par tout un chacun, sauf qu’ici, dans un bar de Washington, on y retire… des verres de vin. C’est le premier de la capitale des Etats-Unis et il n’en existe qu’une poignée dans tous le pays : « Ceviche », un bar à vin doté de trois distributeurs automatiques mis au point par la société italienne Enomatic. A la carte, une gamme complète de vins venant d’Amérique du Sud : Zolo, cabernet sauvignon d’Argentine, ou encore Almaviva du Chili. Pour déguster, il suffit d’acquérir une carte et de la créditer du montant de son choix. Blancs, rouges et rosés sont stockés derrière une vitre qui les maintient à la température idoine. Le dispositif permet de conserver la saveur du vin trois semaines après l’ouverture des bouteilles : l’oxygène qui s’y introduit lors de leur ouverture est remplacée par de l’azote, afin d’éviter toute oxydation du vin. Côté quantités, les clients peuvent opter pour un verre plein de 15 cl, mais également ne choisir qu’un doigt, d’environ 3 cl, histoire de goûter, avant de déguster. Avantage : le système permet de s’essayer à des bouteilles de luxe, comme l’Almaviva, à 190 dollars la bouteille. Il vous en coûtera ainsi 10 dollars pour 3 cl d’Almaviva, contre 1,50 pour l’équivalent de Zolo. Pour Fred, un client irano-américain, le distributeur automatique présente un autre avantage, d’ordre plus psychologique. « Si vous avez un rendez-vous galant et qu’on attend que vous vous y connaissiez en vin, un distributeur automatique ne vous dira jamais que vous êtes inculte en la matière, alors qu’avec un serveur, ce n’est pas exclu… », explique-t-il en riant.

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