1- Installé avec son frère à Valence-sur-Baïse, dans le Gers, Anthony Lucy a restructuré une bonne partie de ses 60 hectares de vignoble. Le viticulteur possède deux dérouleuses, l’une de fabrication, l’autre de marque Rabaud. "Celle-ci était portée sur le relevage arrière, tandis que l’on traînait une benne pour y stocker les bobines de fil, se souvient Anthony Lucy. Cela faisait un convoi pas toujours facile à conduire et dans certaines vignes, il y avait peu de place pour passer de la benne à la dérouleuse, entre la vigne et les roues du tracteur."

 

2- Cherchant à réduire la pénibilité, le viticulteur est parti à la recherche d’une petite remorque pour y fixer la dérouleuse Rabaud. Finalement, il a jeté son dévolu sur un vieil atomiseur qui ne servait plus sur son parc matériel. Anthony Lucy a déshabillé l’atomiseur, en ôtant la pompe, la cuve la turbine et l’équipement de pulvérisation.

 

3- À l’aide de ferrailles disponibles sur l’exploitation, le viticulteur a calé la dérouleuse sur la partie arrière du châssis. Deux tendeurs à l’avant et une sangle arrière maintiennent la dérouleuse solidaire du châssis. Une marche a été soudée à l’arrière pour faciliter l’accès à la dérouleuse.

 

4- Deux longerons terminés par deux tubes ronds verticaux (en guise d’arrêtoir) sont greffés sur la partie avant du châssis et accueillent les bobines en position debout.

 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

5- En partie centrale, un autre tube vertical monté sur glissière est déplacé au fur et à mesure que le stock de bobines s’amenuise, afin que ces dernières restent à la verticale : dans cette position, les bobines posées sont plus faciles à attraper. Un système de serrage évite que cet arrêtoir mobile ne bouge.

 

6- Anthony Lucy estime avoir gagné 35 % de temps. Il devrait équiper par la suite sa dérouleuse traînée de la signalisation routière adéquate et d’un siège à l’arrière sur lequel l’opérateur qui gravite autour de la dérouleuse puisse s’asseoir, plutôt que de marcher derrière la machine.

 

 

Coût : Uniquement du matériel récupéré sur l’exploitation

Temps : 2 heures

Difficulté : facile

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires