Grande réussite d’organisation, formidable pôle d’attraction et de rencontres, remarquable caisse de résonnance médiatique : les superlatifs manquent pour décrire l’engouement que soulève le Sial, d’édition en édition. Son gigantisme témoigne de la reconnaissance internationale dont il fait l’objet. L’industrie alimentaire française, qui est à l’origine de ce salon, a de quoi être fière de cette réussite. Le rayonnement actuel du Sial a évidemment un revers : il révèle de façon presque physique la moindre importance
-la moindre ambition ?- des « majors » françaises sur le marché mondial. En viande, en fruits et légumes, dans le secteur des produits laitiers, quelques-uns des grands noms de l’industrie française étaient peu -ou pas- représentés. Des entreprises sud-américaines, asiatiques, mais aussi espagnoles ou italiennes occupaient leur place, parfois de façon bien ostentatoire. Gageons que nos géants français sont seulement en train de prendre des forces et un peu de volume (il ne se passe guère de jours en ce moment où l’on n’annonce de rapprochements) pour mieux revenir et plus fort. Leur absence temporaire, signe d’un incontestable retrait sur certains marchés mondiaux, aura au moins permis de faire apparaître aux yeux des visiteurs l’extraordinaire vitalité du tissu de PME françaises. Quel foisonnement dans les halls 5 et 6 ! Nos entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir se frotter aux marchés d’exportation et ont souvent des produits de très grande qualité à y faire valoir. Ce fut le grand motif de réconfort et d’optimisme d’un Sial 2008 résolument tourné vers la mondialisation.
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