Qui sont les lauréats des Sabots d’or 2026 ?

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La remise des 35ème trophées des Sabos d'or a eu lieu au Sommet de l'Elevage le 9 octobre 2026. Crédits : © S.Bourgeois
Sabot d'or Charolaise : Didier Erieau (Vendée) et Kevin L’Hermite de Bovins Croissance Sèvres Vendée Conseils. Crédits : © S.Bourgeois
Sabot d'or 2026 Aubrac : Daniel Elcher (Cantal) et Bernard Boyer de Conseil Bovins Viande Cantal. Crédits : © S.Bourgeois
Sabot d'or Blonde d’Aquitaine : Gaec Villeneuve (Deux-Sèvres) et Fabrice Pottier de Bovins Croissance Sèvres Vendée Conseils. Crédits : © S.Bourgeois
Sabot d'or Limousine : Gaec Murat père et fils (Cantal) et François Martin de Conseil Bovins Viande Cantal. Crédits : © S.Bourgeois
Sabot d'or Parthenaise : Gaec Patricia, Lylian et Antoine Babin (Deux-Sèvres) et Patrice Bodin de Bovins Croissance Sèvres Vendée. Crédits : © S.Bourgeois
Sabot d'or Rouge des Prés : Nicolas Arthus (Maine-et-Loire) et Alexis Kupperroth de Seenovia. Crédits : © S.Bourgeois
Sabot d'or Gasconne des Pyrénées : Evelyne Esteveny (Tarn) et Elodie Bruneau de la Maison de l’élevage du Tarn - OBC 81 (représentée le jour de la remise des prix une collègue) Crédits : © S.Bourgeois

Au Sommet de l’élevage, s’est tenue vendredi 9 octobre 2026 la cérémonie de remise des 35ème Sabots d’Or. Ces trophées récompensent pour huit races les duos éleveur et conseiller Bovins Croissance ayant le plus progressé sur les quatre années écoulées sur leurs performances génétiques et techniques. 

En 2026, pour sa 35ème édition, les trophées des Sabots d’Or ont été décernés pour huit races bovines allaitantes. Les lauréats ont été distingués parmi ? élevages remplissant les conditions pour concourir. Pour chacun, une note est calculée à partir des IVMAT, ISEVR, poids âge type à 210 jours, intervalle vêlage vêlage et taux de mortalité des veaux. Cette année, un bonus a été ajouté pour les élevages de taille plus importante par rapport à la moyenne de la race, pour tenir compte du fait que tenir une moyenne sur un grand troupeau est plus difficile. Cette note est ensuite comparée aux moyennes et écart-type de la race et à celle que l’élevage avait obtenu en année N-4 pour établir le classement final. Le concours vise ainsi à récompenser non seulement les performances, mais aussi la progression des élevages. 

Les Sabots d’or sont organisés par Eliance et Réussir Bovins Viande en partenariat avec Allflex MSD, et le soutien financier du Crédit Agricole Centre France.

 

Sabot d'or Aubrac : Daniel Elcher (Cantal) et Bernard Boyer de Conseil Bovins Viande Cantal

Daniel Elcher fait vêler 70 vaches de janvier à avril, conduites à 60 % en race pure et 40 % en croisement Charolais et vend des broutards. Le recours à l’IA retrouve un niveau élevé lors des deux dernières campagnes. L’élevage a possédé au début des années 2000, le taureau Napoléon de l’élevage Lacroix qui était indexé au meilleur niveau de la race en ALait. Aujourd’hui encore les veaux sont lourds sans complémentation. L’IVV moyen est inférieur à la moyenne raciale sur les trois dernières années (il était de 364, 366 et 374 jours). Le taux de mortalité des veaux était de 0 % en 2025. L’achat de taureaux pour l’exploitation se fait en ferme, en choisissant des mâles avec de la facilité de vêlage sur les descendants et de forte capacité d’allaitement. En principe, le groupage de chaleur est pratiqué sur une vingtaine de vaches avant le printemps. Daniel Elcher est régulièrement classé dans les trois premiers au palmarès des Sabots d’Or et a déjà obtenu le trophée. 

Lire aussi : Sabot d’or 2022 en race aubrac : un niveau génétique en progression constante

Sabot d'or Blonde d’Aquitaine : Gaec Villeneuve : Damien Belleannée, Mathieu Bazantay, Julien Bourasseau, et Samuel Bellannée (Deux-Sèvres) et Fabrice Pottier de Bovins Croissance Sèvres Vendée Conseils

C’est la deuxième fois que l’élevage arrive en tête du concours des Sabots d’or. Avec quatre associés et quatre salariés, le Gaec élève 450 vaches inscrites, conduit un atelier oies d’Anjou et tient un magasin de producteurs. C’est l’un des plus grands élevages inscrits de la race. L’objectif est d’avoir des vaches faciles à conduire, avec 90 % des vêlages sans aide aujourd’hui. Les neuf taureaux sont choisis d’abord sur leurs index facilités de naissance et aptitudes. Les primipares qui n’ont pas assez de lait sont systématiquement réformées. En 2025, l’IVMAT moyen sur ascendance maternelle était de 101,7 et celui sur ascendance paternelle de 105,3. Ce qui est primordial est la maîtrise du sanitaire. Les vêlages se répartissent tout au long de l’année avec deux périodes plus importantes : juillet à octobre et janvier à mars. Les éleveurs vendent 2 ou 3 mâles reproducteurs par an et engraissent des jeunes bovins.

Lire aussi : Sabot d'or 2021 en race Blonde d'Aquitaine :  La généalogie au cœur de l’élevage au Gaec Villeneuve

Sabot d'or Charolaise : Didier Erieau (Vendée) et Kevin L’Hermite de Bovins Croissance Sèvres Vendée Conseils

Didier Erieau élève 70 vaches inscrites conduites à 60-70 % en insémination. A Bovins croissance depuis 195, un travail sur les poids au sevrage a été mené, puis sur les qualités maternelles. Depuis quelques années, une attention est portée sur le développement musculaire. Les vêlages sont organisés en deux périodes avec premier vêlage à 30 mois. Dans le même temps, depuis une 15ène d’année environ, l’éleveur a choisi des souches sans cornes. Les génisses sont génotypées depuis 4 ans afin de mieux gérer les femelles porteuses du gène culard. L’IVMAT moyen sur ascendance maternelle était 105,5 en 2025 et celui sur ascendance paternelle de 114,9.  

Une partie des vaches est vendue en filière label rouge. Quatre à 5 mâles sont vendus comme reproducteurs chaque année et les autres engraissés en jeunes bovins.

Lire aussi : Sabot d’or 2024 en race charolaise : « mon système est basé sur l’intensification des performances animales »

Sabot d'or Gasconne des Pyrénées : Evelyne Esteveny (Tarn) et Elodie Bruneau de la Maison de l’élevage du Tarn -  OBC 81 (*)

Le troupeau de 43 mères a été créé à partir de 1993 avec la recherche permanente des qualités maternelles, de la docilité et de la rusticité. Il est conduit essentiellement en IA avec notamment les taureaux Vengeur, Essentiel et Galion qui ont donné des produits homogènes et qualitatifs : un profil mixte très marqué avec du potentiel pour l’élevage et des aptitudes bouchères. Le suivi et le nursing des veaux est très poussé. L(IVV en 2024-2025 était de 373 jours. Une partie croissante des femelles sont vendues pour l’élevage, et les mâles sont conduits en veaux d’Aveyron. Plusieurs Sabots d’or et Sabots d’argent ont ponctué la carrière d’Evelyne Esteveny. En 2026, l’arrivée de son fils David sur l’élevage ouvre une nouvelle page pour l’avenir de l’élevage.  

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(*) représentée le jour de la remise des prix une collègue

Lire aussi : Sabot d'or 2023 en race Gasconne des Pyrénées : « Je conduis mes vaches gasconnes des Pyrénées à 100 % en IA et en système plein air »

Sabor d'or Limousine : Gaec Murat père et fils (Cantal) et François Martin de Conseil Bovins Viande Cantal

Alain et son fils Sylvain Murat font vêler 160 vaches et vendent des broutards alourdis, une vingtaine de reproducteurs et des vaches de réforme. Le troupeau créé à partir de 2002 montre de bonnes performances de reproduction et de survie des veaux. Environ 20 % des reproductrices sont inséminées en IPE. Les éleveurs sont aussi à l’origine de la création d’un GIE pour l’achat de taureaux dans le haut du panier. La voie mâle a beaucoup progressé. L’ISEVR moyen des taureaux utilisés sur la dernière campagne est de 104 et l’IVMAT de 106,7. Sanitaire, alimentation et logement sont tout autant travaillés que la génétique. C’est la troisième fois que le Gaec reçoit le Sabot d’or. 

Lire aussi : Limousine : « Un lauréat des Sabots d'Or qui calcule tout »

 

Sabot d'or Parthenaise : Gaec Babin : Patricia, Lylian et Antoine Babin (Deux-Sèvres) et Patrice Bodin de Bovins Croissance Sèvres Vendée

Le Gaec Babin élève 160 vaches inscrites et vend des broutards, des vaches de réforme et une dizaine de mâles reproducteurs par an. Les trois associés ont calé les vêlages sur une période de trois mois à partir d’août. Toutes sont inséminées par l’éleveur. L'objectif est de rechercher des qualités maternelles (IFNais et Avel), de la finesse d’os et de la finesse de viande. En 2025, le taux de mortalité des veaux était de 4 % et l’IVV de 364 jours. L’IVMAT moyen sur ascendance maternelle était 104,6 en 2025 et celui sur ascendance paternelle de 113. Ce Sabot d’or a été dédié au travail génétique des parents et grands-parents des éleveurs. C’est la consécration du travail sanitaire et génétique. 

Lire aussi : Sabot d’or 2025 en race parthenaise : « Je suis très rigoureuse dans la conduite du troupeau »

Sabot d'or Rouge des Prés : Nicolas Arthus (Maine-et-Loire) et Alexis Kupperroth de Seenovia

En agriculture biologique, Nicolas Arthus élève des Rouge des prés avec 65 vêlages en système naisseur-engraisseur de bœufs et vaches de réforme. Il conduit un système productif, robuste et simple. L’IVV était de 362 jours en 2025 avec un premier vêlage à trente mois et des poids âge type de 318 kg pour les mâles et 301 kg pour les femelles. de Autour de 20 % des veaux sont issus d’IA. Un de ses taureaux Album né en 2025 est  diffusé à l’IA. L’élevage avait reçu un premier Sabot d’or du temps de son père, et un second peu après son installation en 2007. Celui-ci confirme son travail et boucle depuis la création de l’élevage en 1926. 

Lire aussi : Sabot d’or rouge des prés : une passion en héritage rondement menée

Sabot d'or Salers : Gaec Alban et Samuel Crèvecoeur (Seine-Maritime) et Maxence Berteaux de Littoral Normand

C’est la cinquième fois que le Gaec reçoit le Sabot d’Or depuis 2010, sans compter les fois où il est arrivé en tête hors concours (un élevage est hors concours les trois années suivant le titre). Le troupeau a été créé à partir de 1972. Les 150 vaches vêlent à deux ans. Une cinquantaine de femelles sont vendues pour l’élevage ainsi que quelques mâles – déjà cinq d’entre eux sont diffusés à l’IA. Les autres sont engraissés en jeunes bovins et donnent 445 kgC à 16 mois. Les vaches de réforme atteignent 500 kgC en 2025. C’est le gain de poids en engraissement qui est recherché, et le format ne progressera pas plus. Le gène sans cornes a été introduit à partir de 2012 et aujourd’hui, un tiers des veaux naissent sans cornes. L’exploitation a un objectif de maximisation de l’EBE. Sur la campagne 2024-2025, il a été produit 111 734 kg de viande, soit 674,20 kgVV/UGB. 

Lire aussi : Sabot d’or 2024 en race salers : «allaitement et croissance sont mes deux objectifs principaux»

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