Les cours de la graine de colza se sont quelque peu effrités sur Euronext et le marché physique français entre les séances du 2 et du 5 février, pour des raisons essentiellement techniques. Ceux du soja à Chicago, du canola à Winnipeg et du pétrole à New York et Londres ont renchéri.
En soja, le rebond des cours à Chicago s'explique par des inspections à l'export états-uniennes hebdomadaires dépassant les attentes du marché, à plus de 1,4 Mt. Des ajustements de positions sont également survenus avant la publication du rapport mensuel de l'USDA ce jeudi 8 février. Le marché table, selon Reuters, désormais sur une révision à la baisse de la production brésilienne, autour des 143 Mt. Les stocks de fin de campagne aux États-Unis sont attendues en hausse d'un mois sur l'autre, à plus de 284,6 millions de boisseaux. En Argentine, la production est attendue à 51 Mt.
L'analyste AgRural rapporte que les récoltes de soja au Brésil sont faites à 16%, contre 9% l'an dernier à pareille époque.
Signalons par ailleurs les publications de la Conab (ministère de l'agriculture brésilien) et de StatCan le 8 février. Un analyste privé indique que le marché s'attend à ce que StatCan publié des stocks au 31 décembre 2023 à 13 Mt, en hausse de 300 000 t par rapport à décembre 2022.
Concernant le pétrole, la progression des valeurs sur les marchés à terme anglo-saxons est justifiée par l'accroissement des tensions en mer Rouge.
Notons que la demande indienne en huile de palme serait plombée par des marges de raffinage négatives. De plus, la demande en huile de tournesol serait affectée par l'instabilité en mer Rouge, qui renchérit le coût du fret.
En tournesol, les cotations sont inchangées sur le marché physique français.
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