La Corrèze n’échappe pas à ce constat puisque de vives inquiétudes parmi les apiculteurs locaux sont signalées depuis plusieurs semaines

Visite sur place


Aussi la DDT de la Corrèze, accompagnée de Lucile Johanet de l’Adana et de Karine Barriere de la chambre d’agriculture de la Corrèze, se sont rendus chez 3 apiculteurs le mardi 9 juillet pour échanger avec eux sur leurs problématiques et constater les difficultés rencontrées depuis le début de l’année.
Malgré la mise en place d’un « plan d’actions » pour la filière apicole annoncé le 23 février 2024 par le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire les difficultés se poursuivent.


Une météo difficile


En effet, avant même de pouvoir juger de ces propositions, la météo déréglée de ce premier semestre a encore enfoncé le clou : pas ou peu de récoltes, nourrissage important des colonies pour les garder en vie, colonies carencées, et malgré tous les efforts des mortalités importantes de colonies ont fini de mettre le moral en berne des apiculteurs.
Les conditions météorologiques défavorables (pluies importantes sur les floraisons et températures trop fraîches) de cette année ont en effet des conséquences désastreuses sur la production du rucher.

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Une activité viable ?


Beaucoup de professionnels se posent ainsi des questions sur la viabilité économique de leur activité. Du côté des apiculteurs de loisirs, il risque d’y en avoir moins, car ça devient vraiment très technique de s’occuper d’un rucher.
Un appel à l’aide est lancé…

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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