Le stock de poissons et crustacés disponible dans l’une des principales zones de pêche d’Europe a été divisé par six en 50 ans, mais avec un niveau de prises resté stable, les poissons pêchés sont bien plus petits et les bateaux vont chercher de nouvelles espèces, selon une étude. « Nous nous sommes habitués à gérer la pénurie », constatent Sylvie Guénette, biologiste, et Didier Gascuel, professeur en écologie marine, de l’Université européenne de Bretagne, auteurs d’une étude sur les stocks de poissons et la santé des écosystèmes entre la Mer celtique et le Golfe de Gascogne. Globalement, la politique européenne commune « semble avoir arrêté le déclin », écrivent-ils. « On a atteint un point d’équilibre », précise M. Gascuel, « mais il est très bas ».
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