Pâtisseries Gourmandes prône une hausse de prix

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Le fabriquant de quatre-quarts et autres gâteaux veut mettre le consommateur en position d’arbitre.

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La pénurie d’œuf liquide continue de ralentir les six usines de Pâtisseries Gourmandes à 60 % de leur capacité globale, confie son président, Mickaël Le Jossec, qui s’alarme depuis quinze jours des défaillances de fournisseurs. Le quatre-quarts, production phare du pâtissier breton, contient obligatoirement 25 % d’œuf. La hausse de prix enregistrée depuis l’an dernier représente un surcoût de 22 millions d’euros à l’échelle des 11 000 tonnes commandées en temps normal. Le directeur invite à comparer cette somme aux 100 millions d’euros de chiffre d’affaires de la société. Cette hausse s’ajoute au bond de 50 % du sucre, dans le contrat signé en novembre dernier pour un an. « Une seule solution, pense-t-il, que le prix en rayon bouge. Le consommateur arbitrera ». D’autres gâteaux coûtent moins cher à produire, à l’exemple du Moelleux. Le fabricant des marques Ker Cadélac et Le Guillou a perdu des volumes en voulant passer des hausses de prix aux distributeurs. Il revendiquait 27 % de part de marché sur le segment des gâteaux à partager. Seul rai de lumière dans une année 2012 s’annonçant « catastrophique », le succès du dernier né Ker Cadélac : le « Rondement bon », gâteau rond  à l’aspect « fait à la maison ». Lancé ce mois-ci, il est déjà référencé dans toutes les centrales d’achat des distributeurs.

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