Nestlé France dénonce une situation de concurrence anormale

- - 2 min

« Nous dénonçons une situation de concurrence anormale : les distributeurs répercutent les hausses des matières premières pour leurs produits à marques propres, dont les prix ont augmenté de 0,4% l’an passé ; et dans le même temps, ils exigent des grandes marques des baisses de tarifs, certains revendant nos produits à perte », dénonce Richard Girardot, PDG de Nestlé France dans une interview accordée au Figaro. « C’est à l’autorité de la concurrence qu’il appartient d’apprécier cette situation », poursuit-il. Revenant sur la récente affaire d’entente dans le yaourt, le dirigeant déclare que si les industriels tombent dans ces extrémités « c’est qu’ils n’y arrivent plus, qu’ils sont en train de se faire laminer et que c’est la dernière solution qu’ils trouvent pour continuer à faire tourner les usines ». Et de commenter encore : « ce n’est pas l’appât du gain qui les pousse au cartel, c’est qu’ils n’ont pas d’autre moyen pour survivre, pour échapper au pouvoir absolu de la distribution. Je me demande si l’Autorité de la concurrence a vérifié si les produits concernés étaient rentables pour les industriels. C’est pourtant la clé ! ». Evoquant une croissance ralentie de ses résultats en France, Richard Girardot souligne que « la guerre des prix oblige les industriels à baisser leurs investissements » et fait remarquer que « depuis 2000, Nestlé a construit neuf usines en Europe de plusieurs centaines de millions d’euros chacune. Pas en France ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires