Marchés baissiers et totalement inactifs

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Blé tendre : marché atone dans l’attente de la nouvelle récolte

Le marché est marqué par l’attentisme en cette période d’intercampagne, alors que les perspectives de récolte demeurent optimistes. La demande sur l’intérieur du territoire français est timide pour des volumes en disponible. Les Fab ajustent leurs positions sur l’AR en procédant à des achats pour la période de la soudure. Sur la nouvelle récolte, les meuniers avancent leurs couvertures. Ces derniers sont attentifs à la qualité de la NR. Ils craignent une baisse des teneurs en protéines, les utilisations d’azote étant en baisse. Du côté de la demande mondiale, les acheteurs traditionnels sont plutôt discrets. L’annulation de l’appel d’offre égyptien en fin de semaine dernière a contribué à la baisse des cours et à la morosité ambiante du marché. Cependant, malgré la compétitivité des productions mer Noire, l’Union européenne a retrouvé des niveaux d’exportations satisfaisants la semaine passée. Les cours des blés améliorants ont fortement reculé dans le Sud-Est dans une ambiance générale lourde.
ORGE DE BRASSERIE : les acheteurs patientent
Le marché reste attentiste, acheteurs et vendeurs jouant au chat et à la souris. La récolte s’annonçant bonne, les acheteurs préfèrent patienter avant de s’engager et laisser agir l’effet volumes sur les prix. Seules quelques affaires se traitent, en particulier en printemps, sur des prix en baisse. Les vendeurs, de leur côté, aimeraient bien avancer dans leur commercialisation. Par ailleurs, les premiers échos de la moisson se révèlent plutôt positifs.
ORGE DE MOUTURE : encore de petits achats sur l’AR
Les cours se sont lourdement repliés dans l’attente d’une récolte conséquente. Si de nombreuses régions ont tourné la page de l’ancienne campagne, le marché de l’orge bénéficie toujours localement d’une petite demande des fabricants d’aliments composés. Ces derniers procèdent ponctuellement à des ajustements de couverture sur l’inter­cam­pagne. La nouvelle récolte génère quelques affaires, sans précipitation néanmoins. La façade Atlantique s’anime notamment de quelques couvertures pour honorer des contrats sur l’Espagne.
MAÏS : sans affaires
Les cours s’établissent en forte baisse dans le sillage des autres céréales. Le marché se montre très peu animé, alors que le maïs n’est plus privilégié dans les formules d’aliments du bétail.
BLÉ DUR : manque de visibilité
Le marché du blé dur reste très laborieux. Les échanges sont peu fréquents et il est difficile de situer le niveau des prix dans un contexte globalement baissier pour les marchés céréaliers. Le marché est sur la pente descendante, mais les prix ne sont pas marqués.
FRETS : très calme en attendant la récolte
Les cours sont stables à baissiers sur le marché des frets maritimes, dont les échanges sont au point mort. Les opérateurs attendent maintenant l’arrivée de la récolte pour retrouver un semblant d’activité. Ils s’étonnent toutefois de l’absence d’échanges liés à des besoins de dégagement. En fret maritime, les cours du fret sec reculent cette semaine dans un contexte de morosité économique annoncé par la Banque mondiale.
TOURTEAUX : repli des cours en sympathie avec les oléagineux
Les cours des tourteaux de soja se replient cette semaine en suivant le mouvement baissier des graines de soja. Des places boursières et un pétrole en berne, ainsi qu’un bon climat aux USA, participent à la chute. La forte baisse de la semaine dernière a permis de générer des échanges sur toutes les périodes, mais les volumes restent limités. En tourteaux de colza et tournesol, les échanges sont peu nombreux.
PROTÉAGINEUX : une nouvelle semaine morose
Les cours des pois se sont repliés dans le sillage du complexe céréalier, sur un marché délaissé. L’intérêt acheteur est toujours absent.
Les prix des féveroles perdent également du terrain. L’Egypte reste en retrait.
ISSUES DE MEUNERIE : un peu plus de demande
Les cours des issues sont reconduits dans l’ensemble. Le son reste plombé par l’absence de demande. Sur les autres produits, on observe néanmoins un peu plus d’intérêt. Un petit courant d’affaires est rapporté vers le nord de la France.
DÉSHYDRATÉS : peu d’affaires
Les cours des pulpes de betteraves et luzernes n’évoluent pas. L’intérêt acheteur n’est pas présent en luzernes en raison du repli des autres produits. En pulpes, l’arrivée de la nouvelle récolte en quantité oblige les vendeurs à brader sur l’export. Plus d’affaires sont également rapportées sur l’intérieur.
COPRODUITS : activité limitée
Les cotations sur le marché des produits laitiers sont reconduites pour des livraisons spot de poudre de lait et de lactosérum.
Des échanges ont rapportés au niveau de la cotation.
Les cours des PSC pâtissent des baisses des autres produits, sur un marché calme. Quel­ques achats au coup par coup s’effectuent sur du disponible.
En pailles et fourrages, quelques affaires sont rapportées, mais la demande de l’ali­mentation animale reste limitée. La récolte aurait démarré dans le sud du pays.
PRODUITS DIVERS : marchés calmes
Le marché de la graineterie cherche ses marques. Seuls quelques réajustements sont rapportés.
Les cours des graines fourragères sont une nouvelle fois stables, sur un marché mou en cette période traditionnellement calme. La tendance ne devrait pas évoluer au moins jusqu’à juillet.
Les prix des légumes secs se stabilisent, sauf au Canada où la progression se poursuit en raison du temps sec. L’activité est médiocre sur ce marché.
En farines de poisson, le quota de pêches au Pérou devrait être atteint vers la fin du mois alors que la demande est toujours présente. Dans ce contexte, le marché reste ferme.
OLÉAGINEUX : En repli à l’approche des moissons
Les cours du colza reculent cette semaine suivant le mouvement baissier observé sur l’ensemble des matières premières. La tendance est appuyée par un baril de pétrole en baisse repassant sous la barre des 70 $ à New York, et relativisant l’intérêt des dérivés énergétiques de la culture. Des prises de profits réalisées par des fonds d’investissement au moment où les prix étaient soutenus ont aussi participé au repli des cours. A l’approche de la moisson, les prix baissent en raison de la nécessité de dégager de la place dans les silos. Cependant, l’activité reste limitée sur le physique et Euronext avec des acheteurs couverts.
Les cours du tournesol se replient sur la semaine en raison d’un marché des oléagineux en baisse et d’un marché assez peu actif. Le marché français était de toute façon assez peu offert cette année et les origines hexagonales ont souffert de la concurrence des productions en provenance de la mer Noire.

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