Marchés L’Inde, nouvel exportateur de blé ?

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Depuis quelques mois, l’Inde est devenue un exportateur de blé important sur la scène mondiale. Suite à des récoltes record consécutives, 86,9 Mt en 2011/12 et 93,9 Mt en 2012/13, les stocks de l’état sont saturés. Début janvier, ils étaient estimés à 34,4 Mt. Exporter est devenu « une nécessité conjoncturelle, voire une urgence à moins de deux mois de l’arrivée de la nouvelle récolte », estime FranceAgriMer. Le gouvernement mise sur 10 Mt pour 2012/13, contre 6,5 Mt pour le CIC et l’USDA.

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Retard dans les chargements
L’Inde veut tirer profit de ses excédents, dans un contexte où les prix mondiaux devraient augmenter (sécheresse sur les zones de production US, moindres récoltes en Argentine, Russie ou Australie). Mais pour l’instant, elle est en retard sur ses objectifs. Malgré l’intérêt des acheteurs d’Asie du Sud-Est  pour combler leurs manques de marchandises, l’Inde est pénalisée par des problèmes logistiques et qualitatifs.
Le gouvernement semble tout mettre en œuvre pour favoriser les ventes. Après avoir suspendu l’interdiction d’exporter du blé pour les compagnies privées en septembre 2011, l’état indien réfléchit à les autoriser à expédier du blé des stocks gouvernementaux, jusqu’à 5 Mt. Une décision qui pourrait permettre de doubler les ventes du pays. En juillet 2012, le gouvernement avait déjà permis aux compagnies de négoce nationales d’exporter 2 Mt des stocks publics. En décembre, il a accordé la vente de 2,5 Mt supplémentaires.
Il est difficile de savoir si le rôle d’exportateur de blé de l’Inde s’inscrit dans une tendance structurelle ou conjoncturelle. Sur les dix dernières années, il lui est arrivé d’exporter plus de 5 Mt de blé, en 2002/03 et 2003/04, mais également d’importer plus de 6 Mt, en 2006/07. Cela dépendra de ses investissements dans les capacités de stockage.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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