L’Europe se rue sur le bœuf polonais

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L’entrée de la Pologne dans l’UE provoque un appel d’air. Toutes les catégories bovines sont concernées.

La demande de viande de boeuf polonaise est montée en flèche depuis l’entrée de la Pologne dans l’Union européenne le 1er mai et ses prix ne cessent d’augmenter, a-t-on appris mardi au ministère de l’Agriculture. « Nous enregistrons une hausse de la demande depuis quelque semaines. Cela s’explique par l’entrée de la Pologne dans l’UE», a déclaré Waldemar Guba, directeur du département de l’organisation des marchés agricoles. « Il y a de la demande pour le boeuf de toutes les catégories de qualité», a-t-il précisé.

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«L’UE achète tout, du jeune et du vieux»

« L’UE s’est révélée être beaucoup moins pure et dure que nous l’avions cru. Elle achète tout, du jeune boeuf et du vieux, elle le mélange, le transforme et le vend chez elle», se réjouit Roman Miler, responsable aux abattoirs de Grabkowo (Ouest) cité mardi par le quotidien Gazeta Wyborcza. « Le prix moyen du boeuf dans l’UE s’élève à 2,60 euros/kg. En Pologne, c’est 1,63 euros/kg, il y a donc toujours une marge pour la montée des prix», selon M. Guba. « C’est une hausse et une demande qui seront durables. Je pense que les agriculteurs polonais se comporteront de manière raisonnable, en augmentant la production et non pas en revendant leur bétail», a-t-il ajouté.

Chez les producteurs et sur les marchés, les prix du boeuf ont progressé en trois semaines entre 30 % et 50 %, selon l’assortiment et la qualité. Les détaillants résistent encore en ne faisant augmenter leur prix que de 10 % ou 15 %.

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