La conformation et l’état d’engraissement des bovins bios sont nettement dégradés par rapport à ceux des bovins conventionnels, selon une étude de l’Idele, financée par Interbev et rapportée par Fedev. La proportion d’états d’engraissement 1 et 2 est plus importante en vaches bios qu’en conventionnelles. Les notes des carcasses bios se sont dégradées entre 2010 et 2018, la part des bovins classés P1 est ainsi passée de moins de 5 % en 2010 à 10 % en 2018.

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Ce phénomène explique d’ailleurs en partie pourquoi les artisans bouchers sautent peu le pas de la vente de viande bovine bio. Ils ne trouvent souvent pas la qualité à laquelle ils sont habitués en viande conventionnelle. En 2017, 78 % des volumes de viande de bovins laitiers bios étaient orientés vers la grande distribution et 4 % vers la boucherie traditionnelle. En bovins allaitants, 52 % de la viande était commercialisée en grande distribution, 18 % en boucherie, 13 % en magasins spécialisés.

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