Le congrès de la FDSEA a permis aux adhérents de dialoguer directement avec le président de la FNSEA, invité de cette assemblée générale. Et les questions, qui constituent autant de sujets de préoccupation des agriculteurs, ont fusé : les premières sur l’avenir des aides agricoles et de la Pac, d’autres sur la production laitière et le programme d’aide à la cessation d’activité... Il a aussi beaucoup été question des nouvelles fonctions de l’agriculture, qui semblent ouvrir de nouvelles perspectives, et bien sûr des élections à la Chambre d’agriculture. Une première batterie de questions a porté sur l’avenir des aides et de la politique agricole. “Ce sont des questions que je pose aux futurs candidats à la présidence de la République”, a répondu Jean-Michel Lemétayer, qui craint qu’il faille même “se battre pour conserver un ministère de l’Agriculture”. Le président de la FNSEA s’en tient aux déclarations du président de la République pour dire qu’il n’y aura pas de remise en cause de la Pac en 2008. “Mais nous devrons être méfiants et vigilants, et réfléchir à la légitimité des aides”. “Qu’on nous dise ce qu’on attend de l’agriculture”
Pour l’après 2013, il explique que la FNSEA demande aux gouvernements
“qu’ils disent ce qu’ils attendent de l’agriculture”. “Nous plaidons
quant à nous pour une agriculture qui assure l’autosuffisance et la
sécurité alimentaire, capable d’exporter dans certains secteurs, qui
permette de garder le maximum de paysans, et nous sommes pour le
maintien des organisations communes de marché”. Jean-Michel Lemé-tayer
a ajouté que la FNSEA “continuera à se battre pour soutenir la viande
bovine tout en restant vigilante pour éviter les importations “de pays
où la main d’œuvre est dix fois moins chère”. Concernant la PHAE, il a
assuré que le syndicat maintiendra la pression pour obtenir une
progression des financements et faire en sorte que “personne ne soit
exclu”. D’autres délégués cantonaux ont posé une série de questions sur
la production laitière, en particulier sur le financement des Acal
(programme d’aide à la cessation d’activité laitière). Jean-Michel
Lemétayer n’a pas caché que son département avait opté pour les Acal
“professionnelles” et qu’il y était personnellement favorable. Acal : “Tant mieux si le dispositif peut rester gratuit”
“Il y a des producteurs qui veulent arrêter leur production, et
d’autres qui souhaitent améliorer leurs références. Le système que nous
avons imaginé permettrait, compte tenu de l’insuffisance des
financements de l’Etat, de continuer à satisfaire les producteurs
prioritaires avec des droits gratuits et, peut-être, s’il reste des
litrages, de servir des producteurs qui pourraient accéder à des droits
en payant, étant entendu que ces transferts seraient strictement
encadrés”, expliquait-il. “Cela dit, si votre département peut
satisfaire la demande grâce à des financements publics, et les quotas
rester gratuits, c’est tant mieux”, poursuivait-il. Pour autant, il a
rappelé que la FNSEA restait hostile à une marchandisation des droits à
produire, était favorable aux allocations provisoires plutôt qu’à la
location des quotas, et favorable aussi à la consolidation des prêts de
10 % de fin de campagne. C’est enfin un message d’unité que le
président de la FNSEA a lancé en évoquant les prochaines élections aux
chambres d’agriculture. “La capacité de notre profession à être écoutée
et entendue par les pouvoirs publics sera proportionnelle aux résultats
que nous obtiendrons lors de ces élections”, estimait-il.
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