Le ministre de l’Agriculture était jeudi dernier au Sommet de l’élevage. Apostrophé à plusieurs reprises lors de son discours, Stéphane Le Foll a avoué avoir une responsabilité « mais pas toutes les responsabilités ». Présent depuis la veille sur l’agglomération clermontoise, le ministre de l’agriculture est arrivé de bonne heure au sommet. Sur l’espace ovin, il s’est entretenu avec les responsables professionnels régionaux et nationaux, avant de débuter la visite du salon. Au gré des halls et des stands, suivi par une cohorte d’élus politiques et professionnels, il est allé à la rencontre des dirigeants d’entreprises, des éleveurs, des anonymes. La visite a été ponctuée de nombreux messages d’encouragement du ministre en direction des agriculteurs, étudiants, entreprises, mais aussi d’une multitude de « je sais », de « je comprends vos problèmes ». Y compris dans son discours, Stéphane Le Foll a pris soin de marteler « sa détermination », « sa responsabilité », tout en indiquant « que tous les dossiers ne pouvaient pas se régler en un claquement de doigts ». Des éléments de langage qui à priori n’ont pas été suffisants pour convaincre les éleveurs. À plusieurs reprises, des cris se sont élevés pour réclamer des actes au-delà des mots.
La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 9 octobre 2014.
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Zones vulnérables : rien n'est acté
S’agissant de la directive nitrates, le ministre a indiqué vouloir « poursuivre la discussion avec Bruxelles d’une part sur les modalités de classement des zones vulnérables, afin que soit pris en compte des critères objectifs scientifiquement fondés et explicables et d’autre part sur les contraintes qui s’imposeront aux exploitations situées en zones vulnérables ». Pour lui, il n’est pas question de régler le problème d’eutrophisation en faisant du béton. « Rien n’est acté », a conclu le ministre.