L’argent, nerf de la guerre en agriculture raisonnée

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Les 7e rencontres de l’agriculture raisonnée, qui se tenaient à l’Unesco mercredi, constitueront-elles un tournant dans l’histoire cahotique de ce concept ? Un des signes positifs est l’annonce, par Roselyne Bachelot, ministre de l’Ecologie, de l’avis du Conseil d’Etat sur le projet de décret permettant d’étiqueter « agriculture raisonnée », conduisant à la signature de celui-ci « dans les prochains jours». Les consommateurs pourront être informés par la mention « issu d’exploitations qualifiée au titre de l’agriculture raisonnée». Mais la formule semble bien timide à Frank Riboud, p-dg de Danone, un groupe engagé dans la démarche. « Le projet de décret propose une possibilité commerciale réduite», a-t-il commenté, ajoutant : « le consommateur n’est pas prêt à payer plus pour l’agriculture raisonnée». S’il doit encourager « durablement» les agriculteurs, l’industriel s’est déclaré disposé à leur apporter un appui technique et matériel, plus que financier. Tandis que le responsable du Crédit Agricole, Michel Clavé, a évoqué la possibilité que la banque finance jusqu’à 20 % du prix de l’audit de qualification, évalué à 800 euros. Christiane Lambert, présidente de Farre, a pour sa part insisté pour que la qualification ne soit pas la condition à la perception des aides. « L’éco-conditionnalité doit être acquise en cas de qualification, et non l’inverse », a renchéri le responsable du syndicat Jeunes agriculteurs. Les responsables du forum ont rappelé un objectif ambitieux : 30 % d’exploitations qualifiées en 2008.

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