« La vallée de l'abeille noire » : retour sur dix ans de conservation

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Yves Élie Laurent, président de l'association pour la sauvegarde de l'abeille noire, vient de publier un livre sobrement intitulé « La Vallée de l'abeille noire », chez Actes Sud. Crédits : © Marion Ghibaudo

Ce petit livre, conçu comme une réflexion au long cours a pris dix ans à l'auteur avant d'aboutir. « Je l'ai imaginé comme une suite d'anecdotes et de récits que les lecteurs peuvent s'approprier dans le désordre, il n'y a pas vraiment de chapitres à lire dans un ordre précis », décrit Yves Élie Laurent.
Ce livre retrace autant l'histoire personnelle de l'auteur avec les abeilles, de leur découverte à son désir de les conserver, que des réflexions sur le monde d'aujourd'hui, un monde insensé « où l'industrialisation des pratiques permet que l'on travaille de plus en plus pour produire de moins en moins ». Oscillant entre explication du comportement de l'abeille noire sur le temps long (très long même, puisqu'il y a même un passage sur la formation des continents) et réflexions sur le monde d'aujourd'hui, ce petit livre d'une centaine de pages aborde l'abeille dans toute sa diversité : au printemps et en été, lorsque la ruche est pleine de vie, à l'automne et à l'hiver, quand tout devient plus calme.
Et des ruches, il est aussi question, car la maison des abeilles revêt tout autant d'importance que l'abeille elle-même : c'est lors d'un tournage sur ces ruchers particuliers que l'auteur a eu le coup de foudre pour les abeilles noires. « Ce livre, c'est un partage d'expériences de mes dix dernières années, le récit de ce que l'on a découvert en s'intéressant aux abeilles noires, décrit Yves Élie Laurent, des obstacles aussi que l'on a rencontré en se lançant dans la protection de ces butineuses ». Car vouloir protéger une espèce, c'est aussi faire face à des intérêts économiques aux objectifs forts éloignés de la conservation des espèces.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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