La filière luzerne milite pour le maintien du plan protéines

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La production française de luzerne déshydratée se maintient grâce au dynamisme des ventes en élevage et à l’export. Les usines de déshydratation ne manquent pas de matière première en dépit de la pression de la culture céréalière. Pour autant, la filière représentée par Coop de France Déshydratation, revendiquera en AG le 19 décembre le maintien des soutiens financiers à la culture, notamment dans le cadre du « plan protéines ». La récolte 2012 a souffert de conditions climatiques défavorables, conduisant à une production estimée pour 2012-2013 de 767 000 t contre 865 000 t l’an dernier. La consommation est attendue à 608 000 t pour la campagne, contre 865 000 t l’an dernier. Serge Faller, dg de Désialis, acteur majeur de la filière française, annonce entamer son stock devant assurer la « soudure » avec la prochaine récolte. Les déshydrateurs offrent une gamme de complément pour l’alimentation animale, allant du concentré « plus riche en protéines que le soja américain » aux longues fibres. L’élevage laitier en est le principal consommateur. Les prix « se tendent de façon significative malgré l’importation de quelques volumes », dit un communiqué Coop de France. Si la demande européenne et mondiale est soutenue, les filières d’élevage méritent d’être approvisionnées à un prix abordable, fait valoir la filière.

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